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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: Droit des politiques culturelles]]></title>
    <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;Droit des politiques culturelles&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Commentaires du blog: Droit des politiques culturelles]]></title>
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    <pubDate>Tue, 10 Mar 2009 08:13:23 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 10 Mar 2009 08:13:23 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2009, NC ThÃÂ©atre Passion</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de TroisiÃÂšme salon de l'internet et du numÃÂ©rique ÃÂ  Pa]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000732-6.html#comment1413549</link>        <description><![CDATA[Troisième Salon de l'internet et du numérique à Paris le mardi 29 novembre 2005 :<br />
<br />
Des conférences : <br />
> Marques et noms de domaine : quels conflits, quelles solutions, quelle stratégie adopter ?<br />
<br />
> Les différentes voies de protection dans l'univers numérique<br />
<br />
> Contrefaçon : un danger en plein développement<br />
<br />
> Le point sur le piratage de logiciel et la contrefaçon sur Internet<br />
<br />
> Les différentes technologies pour lutter contre la contrefaçon<br />
<br />
> La lutte contre la contrefaçon : la position du praticien de terrain<br />
<br />
> Bilan d'application de la LCEN (Vers plus de confiance dans le commerce électronique ? Le point sur le rôle et la responsabilité des prestataires techniques)<br />
<br />
> L'utilisation des technologies pour l'exercice du métier de juriste<br />
<br />
> L'utilisation d'Internet par les professions réglementées<br />
<br />
> Solutions de recherche en propriété industrielle<br />
<br />
> Le EU : la nouvelle adresse européenne sur Internet, menaces et opportunités]]></description>
        <pubDate>Wed, 23 Nov 2005 12:27:06 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000732-6.html#comment1413549</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Avance sur recettes]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-977106-6.html#comment1629156</link>        <description><![CDATA[ 9 décembre 2005 <br />
 <br />
Avance sur recettes pour 8 films<br />
Réuni début décembre, le second collège de lavance sur recettes du Centre National de la Cinématographie (CNC) a sélectionné sept projets présentés par des cinéastes ayant déjà réalisé au moins un long métrage.<br />
<br />
Parmi eux figurent les prochains films dAlain Resnais, Noémie Lvosky, Tony Gatlif et Manoel De Oliveira, mais aussi deux documentaires signés Rithy Panh et Barbet Schroeder, sans oublier un long métrage de fiction du jeune réalisateur Fabrice Genestal.<br />
<br />
Déjà crédité cette semaine de 500 000 euros par le fonds Eurimages, Petites Peurs Partagées d'Alain Resnais qui réunit à laffiche Sabine Azéma, Pierre Arditi, André Dussollier, Lambert Wilson, Isabelle Carré et Laura Morante (lire la news sur le projet) bénéficie donc aussi dune promesse davance sur recettes du CNC. Le film, dont le tournage démarre lundi, est une coproduction franco-italienne pilotée à 90% par la société hexagonale Soudaine Compagnie avec lappui des transalpins d'Achab Film.<br />
<br />
Le second collège a également retenu un autre long métrage actuellement en tournage: Transylvania de Tony Gatlif, une production Princes Films interprétée par l'Italienne Asia Argento, Birol Unel et la franco-iranienne Amira Casar (voir larticle).<br />
<br />
Par ailleurs, une avance a été promise à Belle toujours, la suite de Belle de jour (1967) qui sera signée par le maestro portugais, Manoel de Oliveira (lire larticle) et coproduite par Les Films d'Ici.<br />
<br />
La liste du CNC comprend aussi Lami de Fred Astaire (production Fidélité Films), le 4e long de Noémie Lvosky dont le dernier film Les Sentiments a été sélectionné à la Mostra 2003, a connu un beau succès en salles et a remporté le prix Louis-Delluc.<br />
<br />
Les quatre autres projets retenus pour cette dernière session 2005 du second collège de lavance sur recettes sont Je pense à vous de Pascal Bonitzer (Rezo Production), Black Box de Fabrice Génestal (production Ciné Nominé avec Romain Duris, Marie Gillain et Gilbert Melki au casting), Le papier ne peut pas envelopper la braise de Rithy Panh (production CDP) et Verges de Barbet Schroeder (Yalla Film).<br />
<br />
Fabien Lemercier  ]]></description>
        <pubDate>Sat, 10 Dec 2005 09:07:16 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-977106-6.html#comment1629156</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Fonds et financements de production en France]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-865474-6.html#comment950911</link>        <description><![CDATA[ 15 juin 2005 <br />
 <br />
Fonds et financements de production<br />
France - Presentation<br />
par Fabien Lemercier<br />
<br />
Un modèle envié de production<br />
<br />
Forte de 203 longs métrages agréés en 2004 et de 194 millions dentrées en salles dont plus de 38 % pour les films nationaux, la France compte parmi les grandes puissances du cinéma mondial. Modèle envié en matière dorganisation du soutien financier à la production, lHexagone offre limage dun marché dynamique et créatif, fruit dune association fructueuse entre lEtat et toute la filière du 7e art.<br />
<br />
Solidement installée à la première place du classement de la production de longs métrages en Europe avec 167 films dinitiative française (FIF) en 2004, la France se distingue tout particulièrement grâce à un perpétuel renouvellement des talents. Ainsi, lan passé, 54 premiers longs ont été réalisés et chaque saison voit émerger de jeunes cinéastes prometteurs qui viennent sajouter à la liste bien connue dans le monde des grands noms du cinéma français. Mieux encore, ce flux générationnel régénérant sur le plan créatif saccompagne désormais dune totale diversité de styles et de genres. Du film dauteur dans la pure tradition française aux uvres à grand spectacle, des comédies aux drames intimistes, la palette made in France ouvre désormais de nombreuses opportunités dexportation pour la production qui a enregistré en 2004 près de 200 millions deuros de recettes hors des frontières selon Unifrance.<br />
<br />
Mais au-delà des talents, la grande force du cinéma français trouve sa source dans une organisation bien huilée de soutien à la production nationale qui permet dassurer un financement diversifié profitant à lensemble des producteurs. Au total, plus d1 milliard deuros a été investi dans les films agréés français en 2004, dont 892 M dans les FIF dont le budget moyen sétablit à 5,34 M avec en tête de liste Arthur de Luc Besson (65,2 M de budget). Et cette manne financière présente de nombreuses garanties de stabilité en raison de limplication de lEtat et de son bras armé le Centre National de la Cinématographie (CNC) en faveur du développement de la production nationale et européenne. En effet, un cadre réglementé très précis oblige les télévisions françaises à consacrer une partie de leur chiffre daffaires à préacheter ou coproduire des films. En 2004, les chaînes ont donc investi près de 290 M dans la production de FIF avec en chef de file Canal + (136,65 M pour 124 longs métrages) et les cinq chaînes hertziennes (TF1, France 2, France 3, M6 et Arte) qui ont engagé près de 125 M. Mais de nombreux autres guichets sont accessibles : aides sélectives du CNC (près de 32 M, dont la célèbre Avance sur recettes qui a soutenu 63 films), apports des Sofica dont la collecte de fonds 2004 a rapporté 27,5 M, aides des régions qui progressent rapidement avec 21 M disponible chaque production de long métrage en 2004. Par ailleurs, le gouvernement français a créé lan dernier un système de crédit dimpôt encourageant la localisation en France de la production avec 500 000 euros maximum de déduction pour les longs métrages de fiction et 750 000 euros pour les films danimation. Enfin, le compte de soutien automatique du CNC a redistribué 56 M aux producteurs français en 2004. Mis sous les feux des projecteurs avec lépineux cas dUn long dimanche de fiançailles (bénéficiaire puis exclu), ce mécanisme ouvert aux Européens crédite les producteurs au fur et à mesure de lexploitation de leurs films en salles à hauteur denviron 0,73 euros par entrée. Et le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres a décidé de louvrir prochainement à certaines conditions (peut-être le tournage en France et/ou en langue française) aux producteurs extra-européens.<br />
<br />
Cet éventail de possibilités de financement qui font de la production cinématographique française un modèle largement envié par de nombreux pays, contribue également à attirer les coproducteurs étrangers. Ces derniers ont en effet investi 229 M lan dernier dans 73 longs métrages coproduits (dont 37 à majorité française), leurs partenaires de lHexagone amenant 226 M. Sappuyant sur lensemble des dispositifs financiers accessibles, sur des compétences techniques reconnues internationalement (directeurs de la photo, décors, effets visuels...) et sur une grande variété de paysages propices aux tournages, la France joue un rôle pivot en Europe en matière de coproductions. Parmi ses partenaires privilégiés figurent le Royaume-Uni, lItalie, lEspagne la Belgique et lAllemagne, les trois premiers pays bénéficiant en outre daccords autorisant des coproductions purement financières, sans apport artistique et technique du pays minoritaire. Un dynamisme déchanges parfaitement illustré par les coproductions majoritaires et minoritaires françaises en compétition officielle à Cannes cette année comme Manderlay de Lars von Trier, L'enfant des frères Dardenne, Caché de Michael Haneke, Battle in Heaven de Carlos Reygadas, Kilometre Zero dHiner Saleem ou encore Free Zone dAmos Gitai. Car lEtat français a su tisser un réseau daccords de coproductions couvrant le monde entier, notamment plus de 25 pays européens. Des alliances qui ouvrent aux professionnels de lindustrie cinématographique hexagonale la porte de nombreux marchés potentiels pour diffuser une production en pleine santé.<br />
]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Sep 2005 22:15:12 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-865474-6.html#comment950911</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Cavailles]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1014745-6.html#comment1116703</link>        <description><![CDATA[Serais intéréssé par un échange de liens : mon sujet la géopolitique; svp laisser msg sur mon blog]]></description>
        <pubDate>Fri, 21 Oct 2005 10:57:02 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1014745-6.html#comment1116703</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de ThÃÂ©ÃÂ¢tre public / ThÃÂ©ÃÂ¢tre privÃÂ©]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-991705-6.html#comment1041669</link>        <description><![CDATA[Rencontre théâtre public / théâtre privé au théâtre de la Madeleine, le lundi 10 octobre 2005 - Discours du ministre de la culture<br />
<br />
Mesdames, Messieurs,<br />
Chers amis,<br />
<br />
Je suis très heureux de conclure votre journée de réflexion sur les relations entre le théâtre public et le théâtre privé.<br />
<br />
Et je le suis dautant plus que vous avez placé votre rencontre sous le double symbole des identités et des passerelles, deux termes essentiels qui renvoient, pour moi, à trois autres axes : louverture, le rayonnement, la lisibilité, sur lesquels je fonde mon action en faveur du théâtre, ainsi que je lai annoncé le 5 octobre dernier rue de Valois.<br />
Je vous remercie, cher Jacques Baillon, de votre invitation, car elle me permet dabord de dire aux responsables du théâtre privé et à tous ceux, artistes et techniciens, qui le font vivre au quotidien, mon admiration et ma reconnaissance.<br />
<br />
Les théâtres privés constituent en effet un réseau de 48 salles à Paris, unique en Europe, produisant une centaine de spectacles par an, rayonnant, grâce aux tournées, sur lensemble du territoire, et rassemblant chaque année 2 850 000 spectateurs.<br />
<br />
Depuis toujours, le théâtre privé a été à lorigine de la découverte de nombreux auteurs, joués par de remarquables comédiens, dont les noms font partie désormais de notre mémoire collective. Et vous savez combien cette mémoire mest chère : jai en effet décidé dorganiser, le 17 juillet 2006, au cur du Festival dAvignon, une grande journée consacrée aux soixante ans de la décentralisation théâtrale. Je souhaite quà cette occasion, la grande famille du théâtre se réunisse pour célébrer son amour des textes dhier et daujourdhui et réfléchir à ce qui lunit plutôt quà ce qui la sépare. Tous ici, vous êtes donc invités à construire avec moi cet événement : je compte sur vos souvenirs aussi bien que sur votre participation active !<br />
<br />
Sur cette scène, vous ne men voudrez pas dailleurs dévoquer les noms de Jean Desailly et de Simone Valère, qui furent durant tant dannées acteurs dans la compagnie de Madeleine Renaud et de Jean-Louis Barrault, puis directeurs de ce beau Théâtre de La Madeleine, prouvant ainsi la force du lien qui peut, et doit, unir théâtre public et théâtre privé.<br />
<br />
Laccent mis sur les grandes réussites du théâtre public, dont je suis fier comme Ministre et auxquelles je suis redevable, comme spectateur, de beaux et rares moments démotion, a parfois terni limage du théâtre privé, assimilé à tort au seul théâtre de divertissement. Or je sais, nous savons tous ici, combien le privé a toujours su garder une véritable capacité à prendre des risques artistiques et à proposer au public des spectacles exigeants et passionnants. Et je place volontiers dans cette catégorie cet art si difficile de la comédie que le théâtre public néglige parfois, alors que les spectateurs réclament avec raison le retour du rire sur les scènes de théâtre.<br />
<br />
Heureusement, la différence, autrefois sensible, entre théâtre public et théâtre privé, tend à se réduire en raison de lévolution des répertoires et de la circulation des auteurs et des comédiens dun secteur à lautre.<br />
Ici même, dans ce théâtre, sera créée la semaine prochaine une pièce dEdward Albee mise en scène par Frédéric Bélier-Garcia, qui fut metteur en scène associé au Théâtre de La Criée-centre dramatique national de Marseille, et accueilli régulièrement sur les scènes publiques, du Théâtre de la Tempête à celui du Rond-Point.<br />
<br />
Au Théâtre de luvre, la présentation récente de la pièce de Denise Bonal « Dis à ma mère que je pars en voyage », dabord créée au Rond-Point, ou encore, il y a quelques mois, la reprise au Théâtre des Bouffes Parisiens des « Bonnes » de Jean Genet dabord mis en scène par Alfredo Arias au Théâtre de lAthénée, prouvent combien le passage dun secteur à lautre est fécond.<br />
<br />
Et je noublie pas les expériences de Gildas Bourdet, de Roger Planchon, de Jacques Weber, de Pierre Pradinas ou de compagnies comme celle de Lisa Wurmser, accueillie au Théâtre Hébertot, ou encore la création à la Maison de la culture de Bourges du fameux « André le magnifique » repris triomphalement au Théâtre Tristan Bernard et devenu un long-métrage de cinéma.<br />
<br />
A cette dimension artistique sajoute une réalité économique. Dans notre pays, tous les théâtres sont, dune certaine manière, des théâtres soutenus par des fonds publics : le théâtre public par la subvention directe de lEtat ou des collectivités territoriales, le théâtre privé par la taxe fiscale sur la billetterie et par les subventions versées par lEtat et la Ville de Paris au fonds de soutien pour le théâtre privé. <br />
<br />
Il importe que nous partagions aujourdhui lobjectif de parvenir collectivement à la meilleure utilisation de ces financements publics. Cest pourquoi jai demandé à la Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles de mener une étude sur « lAssociation de soutien pour le théâtre privé ». Et je me réjouis quelle ait pu se faire en très étroite collaboration avec la Ville de Paris.<br />
<br />
Le rapport issu de cette étude, qui vient dêtre rendu public, ouvre un ensemble de pistes qui me paraissent particulièrement intéressantes pour le rapprochement du public et du privé.<br />
Il constate en effet que les modes de fonctionnement propres à chaque secteur induisent une exploitation encore insuffisante des spectacles : les théâtres publics ne jouent quun nombre limité de représentations à leur siège et rarement à Paris (8245 représentations en 2004 contre 15123 pour les théâtres privés), tandis que les théâtres privés ne tournent pas suffisamment en région faute dêtre accueillis par les Centres dramatiques nationaux, les scènes nationales ou les scènes conventionnées.<br />
<br />
Or, les théâtres privés pourraient accueillir les productions réalisées du théâtre public pour les exploiter à long terme, et les théâtres subventionnés pourraient programmer les meilleures productions du théâtre privé.<br />
<br />
Déjà, la transformation de la taxe parafiscale en taxe fiscale - qui augmente les revenus du fonds de soutien (dun peu plus de 3 millions d en 2003 à 4 millions d en 2004), par ailleurs soutenu financièrement par lEtat et la Ville de Paris (plus de 7 millions d) - favorise la multiplication des échanges entre les deux secteurs.<br />
<br />
Le rapport propose daller plus loin. Je souhaite donc que le groupe de travail qui vient de se mettre en place entre lassociation de soutien pour le théâtre privé, la Ville de Paris et le Ministère de la Culture et de la Communication approfondisse tout particulièrement trois propositions :<br />
<br />
- lélargissement de la taxe fiscale à toutes les représentations de théâtre, privé ou public, sur lensemble du territoire national ;<br />
<br />
- la possibilité, pour tout théâtre privé parisien, de consacrer un de ses droits de tirage auprès du fonds de soutien à la reprise dune production existante du théâtre public ;<br />
<br />
- le développement du mécénat, voire de l'investissement, dans le théâtre et je pense particulièrement à la possibilité de créer léquivalent des Sofica pour le théâtre.<br />
<br />
Jajoute quil me paraîtrait nécessaire que les tourneurs, qui jouent un rôle majeur dans la circulation des uvres, saisissent cette occasion pour multiplier les échanges dun secteur à lautre.<br />
Pour conclure, je veux rappeler que si les Molières sont depuis dix-neuf ans la grande fête annuelle du théâtre, ainsi quune émission de télévision, ils constituent aussi un lieu unique de dialogue et de rapprochement entre le théâtre privé et le théâtre public.<br />
<br />
Jai demandé à Patrick de Carolis de reprendre ce dossier et je suis sûr quavec lui, nous pourrons construire un travail en commun pour rapprocher théâtre et télévision.<br />
<br />
La dix-neuvième édition a permis de lancer une réforme qui doit être, tant dans lorganisation que dans la forme de lémission de télévision elle-même, prolongée et améliorée. Car il est dans notre intérêt à tous de fêter un bel anniversaire à loccasion de la vingtième édition, en 2006. <br />
<br />
Riches de vos différences, et forts de ce qui vous rassemble, je tiens à vous dire enfin que vous êtes tous, auteurs, acteurs, directeurs, équipes artistiques et techniciens du théâtre public comme du théâtre privé, chargés dune mission essentielle : construire une société qui refuse le repli sur soi et se rassemble dans les salles de spectacle pour former une communauté qui partage, dans le rire ou les larmes, ses émotions et ses valeurs.<br />
<br />
De cela, je tiens à vous remercier.]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 Oct 2005 18:19:05 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-991705-6.html#comment1041669</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Institut d'histoire du livre]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1616712-6.html#comment2091397</link>        <description><![CDATA[La cinqui&egrave;me session de l'&Eacute;cole de l'Institut d'histoire du livre aura lieu &agrave; Lyon, du 3 au 6 avril 2006. Organis&eacute;e en collaboration avec la Rare Book School (Universit&eacute; de Virginie, E.-U.), elle offre, cette ann&eacute;e, quatre cours: LE MANUSCRIT GOTHIQUE ENLUMINE : UN CHAPITRE DE L'HISTOIRE DU LIVRE, cours en anglais, anim&eacute; par Sandra Hindman TYPOGRAPHIE ET CALLIGRAPHIE. PREMIERE PARTIE 1450-1830, cours en anglais, anim&eacute; par James Mosley INTRODUCTION &Agrave; LA BIBLIOGRAPHIE MAT&Eacute;RIELLE cours en fran&ccedil;ais, anim&eacute; par Neil Harris RELIURES FRAN&Ccedil;AISES &Agrave; D&Eacute;CORE DOR&Eacute; 1507-1967 : GRANDS ATELIERS ET GRANDS AMATEURS cours en fran&ccedil;ais, anim&eacute; par Isabelle de Conihout et Pascal Ract-Madoux &Agrave; la fois th&eacute;oriques et pratiques, les cours accordent une place importante &agrave; l'analyse de documents originaux et s'adressent &agrave; un large &eacute;ventail de sp&eacute;cialistes oeuvrant dans l'histoire du livre et des techniques graphiques: chercheurs, enseignants, archivistes, conservateurs de biblioth&egrave;ques et de mus&eacute;es, libraires, professionnels de la cha&icirc;ne graphique, etc. Chaque cours est anim&eacute; par un intervenant internationalement reconnu dans le domaine concern&eacute;. Les cours s'appuient en grande partie sur les fonds patrimoniaux de la Biblioth&egrave;que municipale et du Mus&eacute;e de l'imprimerie de Lyon (ainsi que de la Biblioth&egrave;que Mazarine, Paris, pour le cours sur les reliures fran&ccedil;aises &agrave; d&eacute;cor dor&eacute;). Les cours ont lieu &agrave; l'Ecole normale sup&eacute;rieure - lettres et sciences humaines (Lyon) avec visites &agrave; la Biblioth&egrave;que municipale de Lyon, au Mus&eacute;e de l'imprimerie et &agrave; la Biblioth&egrave;que Mazarine (Paris). Prix d'inscription : 450 euros (repas de midi inclus). Afin de faciliter l'acc&egrave;s aux fonds patrimoniaux et l'analyse de documents originaux, le nombre de participants est limit&eacute; &agrave; douze personnes pour chaque cours. Le programme d&eacute;taill&eacute; des cours est disponible sur le site de l'IHL: http://ihl.enssib.fr/siteihl.php?page=212&amp;aflng=fr Renseignements : Marie-No&euml;lle Frachon Biblioth&egrave;que municipale de la Part-Dieu 30 boulevard Vivier-Merle 69003 Lyon France mnfrachon@bm-lyon.fr http://ihl.enssib.fr]]></description>
        <pubDate>Mon, 16 Jan 2006 17:19:57 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1616712-6.html#comment2091397</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de BibliothÃÂšque-mÃÂ©diathÃÂšque de Strasbourg]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1604169</link>        <description><![CDATA[07/12/2005<br />
<br />
La bibliothèque-médiathèque de Strasbourg en chantier:<br />
<br />
Les premiers coups de pioche du chantier de la bibliothèque-médiathèque à Strasbourg ont été donnés le 5 décembre. Ce projet d'envergure (44 millions d'euros d'investissements) est un des éléments d'un programme de rénovation urbaine denvergure basé sur les vestiges dactivités portuaires aux abords du centre-ville. Cette future médiathèque-bibliothèque, dont louverture est prévue pour le dernier trimestre 2007, jouxte en effet la nouvelle cité de la musique et de la danse, le musée des sciences et techniques le Vaisseau, les archives et un futur centre de commerces, de bureaux et de logements. Un ancien silo de 26 mètres de haut va être rénové et agrandi sur 5 niveaux soit 18 000 m2. Le futur bâtiment, installé sur une presqu'île, sera enveloppé de deux façades de verre. Les architectes Myrto Vitart et Jean-Marc Ibos ont en effet privilégié la lumière et louverture sur la ville. Cette bibliothèque proposera plus de 350 000 documents multi-supports avec deux priorités, les littératures européennes et lillustration. ]]></description>
        <pubDate>Thu, 08 Dec 2005 10:16:15 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1604169</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Charte des bibliothÃÂšques de 1991]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1056567</link>        <description><![CDATA[Voir le texte de la Charte des bibliothèque adoptée en 1991 (http://www.enssib.fr/autres-sites/csb/csb-char.html) sous l'égide du Conseil supérieur des bibliothèques (http://www.enssib.fr/autres-sites/csb/)]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Oct 2005 16:55:19 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1056567</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Vers une suppression du Conseil supÃÂ©rieur des bibl]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1056456</link>        <description><![CDATA[Déclaration des associations ABF, ACB, ADBDP, ADBGV, ADBS, ADBU, ADDNB, FFCB du 5 septembre 2005.<br />
<br />
Les associations signataires ont pris connaissance avec stupeur de la prise de position des représentants des administrations centrales des ministères de lÉducation nationale et de lenseignement supérieur dune part, de la Culture et de la communication dautre part, exprimée en public devant le congrès de lABF [en juin 2005] en annonçant implicitement un arrêt définitif du fonctionnement du Conseil supérieur des bibliothèques. <br />
<br />
Elles sont dautant plus surprises et indignées de cette prise de position quelle sest accompagnée dune confusion entre le rôle dun organisme dévaluation et de conseil relevant de la puissance publique et celui joué et toute indépendance par les associations professionnelles. <br />
<br />
Institué par le décret n°89-778 du 23 octobre 1989, modifié par le décret n°93-720 du 29 mars 1993, le CSB « est chargé d'émettre des avis et des recommandations sur la situation et les questions qui concernent les bibliothèques et les réseaux documentaires. Il favorise la coordination des politiques documentaires relevant de plusieurs ministres ». Sous les présidences successives d'André Miquel, Michel Melot et Jean-Claude Groshens, il a su faire la preuve de son utilité, notamment par ses analyses dans des domaines aussi variés que le droit de prêt, la littérature grise, la lecture dans les hôpitaux, et par ses recommandations portant sur des sujets d'actualité, comme la place de la Bibliothèque nationale de France dans le réseau documentaire ou la formation des personnels. <br />
<br />
Le CSB est indispensable à tous les acteurs de la société concernés par les bibliothèques : élus politiques et universitaires, enseignants, professionnels du livre et des bibliothèques, responsables administratifs, pour de multiples raisons.<br />
<br />
Dans un paysage administratif très fragmenté, il est l'organe le plus à même de réaliser des synthèses sur des questions que chacun se pose, <br />
il élargit le débat sur les bibliothèques à des interlocuteurs extérieurs à la profession, <br />
il a une approche comparative de l'activité des bibliothèques françaises avec celle de nos voisins étrangers, <br />
depuis sa création, il publie un rapport annuel (accessible intégralement sur Internet), permettant de mettre en perspective sur le long terme les questions qui préoccupent la profession, <br />
il est susceptible d'éclairer les pouvoirs publics sur les grands enjeux de l'accès à la connaissance et à la culture dans le contexte de la société de l'information, pour des publics divers tels que les chercheurs, les personnes handicapées, les personnes éloignées de la lecture, etc. <br />
enfin, il s'agit d'un organisme consultatif de coordination comme il en existe dans tous les pays développés dans ce domaine. <br />
<br />
Les associations soussignées demandent quil soit procédé à la nomination de membres du Conseil supérieur et dune équipe permanente. Elles réaffirment leur attachement à la recherche dune politique nationale cohérente dans le domaine des bibliothèques, reposant sur des éléments dévaluation et dexpertise. <br />
<br />
Elles continueront pour leur part à jouer leur rôle dassociation professionnelle en toute indépendance. <br />
<br />
Voir aussi le courrier aux ministres de décembre 2002 sur le site de l'ADBGV:  http://www.adbgv.asso.fr/index.php?page=2002_05_csb<br />
<br />
ABF - Association des bibliothécaires français<br />
ACB - Association des conservateurs de bibliothèque<br />
ADBDP - Association des directeurs de bibliothèques départementalises de prêt<br />
ADBGV - Association des directeurs des bibliothèques municipales et intercommunales de grandes villes<br />
ADBS - Association des professionnels de l'informaiton et de la documentation<br />
ADBU - Association des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires<br />
ADDNB - Association pour la diffusion des documents numériques en bibliothèques<br />
FFCB - Fédération française pour la coopération des bibliothèques, des métiers du livre et de la documentation.]]></description>
        <pubDate>Thu, 13 Oct 2005 16:41:40 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1000632-6.html#comment1056456</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Conservation ÃÂ©lectronique des documents: les recom]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-914118-6.html#comment1620442</link>        <description><![CDATA[9 Décembre 2005 <br />
<br />
Conservation électronique des documents: les recommandations du Forum des droits sur l'Internet :<br />
<br />
Le Forum des droits sur l'Internet vient de publier une recommandation sur la conservation électronique des documents. Ces solutions pratiques, à destination des entreprises, pourraient inspirer en partie le référentiel en préparation à l'Agence pour le developpement de l'administration electronique (Adae) sur l'archivage électronique des données administratives. Au moment où les entreprises pratiquent de plus en plus le commerce électronique, les téléprocédures et la numérisation des processus, la conservation des données électronique devient un enjeu de taille. <br />
<br />
La loi ne prévoit cependant aujourd'hui rien sur l'archivage électronique. Aussi le forum propose-t-il de mieux définir la notion d'intégrité qui s'entend selon lui comme «le respect de sa lisibilité, de la stabilité du contenu informationnel et de la traçabilité des opérations sur le document». Il souhaite également que, en lien avec les travaux menés par la commission européenne, soit mieux définie la notion de «support durable». <br />
Il propose ensuite d'inciter les entreprises à formaliser, sous forme de chartes, leur politique de conservation électronique des documents et à recourir à de bonnes pratiques tout au long des quatre étapes du processus de conservation: versement, enregistrement, gestion et restitution des documents. Une partie de ces tâches pourront être externalisées sous réserve d'élaborer des contrats type d'archivage électronique. <br />
<br />
Enfin, le forum incite les pouvoirs publics à engager une réflexion sur l'harmonisation des durées de conservation et de prescription au plan européen.]]></description>
        <pubDate>Fri, 09 Dec 2005 14:15:10 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-914118-6.html#comment1620442</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Lechevallier]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-914118-6.html#comment1090233</link>        <description><![CDATA[La loi du 3 janvier 1979 est maintenant codifiée dans le code du patrimoine (livre II, "Archives").<br />
<br />
Un répertoire de ressources juridiques sur les archviesest en ligne à cette adresse :  http://archinet.aedaa.free.fr/01_public/ressources_liste.php?categ=5]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Oct 2005 08:35:01 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-914118-6.html#comment1090233</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Foire Internationale dÃÂArt Contemporain (FIAC)]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-991502-6.html#comment1041376</link>        <description><![CDATA[Allocution Premier ministre à la Foire Internationale dArt Contemporain (FIAC)le 10 octobre 2005<br />
 <br />
Monsieur le ministre, <br />
Monsieur le commissaire général, <br />
Mesdames, <br />
Messieurs, <br />
<br />
Cest un grand plaisir pour moi de me trouver parmi vous, pour la clôture de cette 32ème édition de la Foire internationale dart contemporain de Paris. <br />
<br />
La FIAC est lune des plus anciennes manifestations européennes dart contemporain, avec les foires de Cologne et de Bâle. Elle a réaffirmé aujourdhui son ambition : présenter le champ le plus large de la création à travers 220 galeries et plus de 3000 artistes venus du monde entier.<br />
<br />
Cette année encore, elle a permis de faire connaître de nouveaux créateurs, de nouvelles tendances, de nouveaux horizons. En témoigne en particulier la section consacrée aux galeries de moins de trois ans.<br />
<br />
« Luvre dart, disait Marcel Duchamp, est un rendez-vous. » : la FIAC est ce rendez-vous entre la création et le marché de lart : pendant cinq jours, artistes, marchands, collectionneurs, se sont retrouvés pour partager leur passion commune. Cette rencontre montre bien que le marché de lart ne soppose pas à la création. Il est lune des conditions de son existence. Une galerie porte un artiste comme un éditeur porte un auteur, avec la même confiance et la même volonté. Je me réjouis que dans cet esprit, le Fonds national dart contemporain ait procédé pour la première fois à des acquisitions auprès des galeristes de la FIAC, pour un montant de 400 000 euros.<br />
<br />
La FIAC est aussi le lieu de rencontre entre la création contemporaine et un très large public : car si votre succès se mesure au nombre de galeries présentes, au nombre duvre vendues ou échangées, il se mesure aussi au nombre des visiteurs, qui ont été près de 80 000 à parcourir les salles dexposition. Cest bien la preuve que lart contemporain intéresse le grand public. <br />
<br />
Dans quelques heures, les portes de la FIAC vont se refermer. Pour toute léquipe organisatrice, notamment son commissaire général Martin Bethenod et sa directrice artistique Jennifer Flay, ce sera le point de départ dune nouvelle année de travail et de réflexion pour faire encore mieux lannée prochaine. Je suis venu vous dire que lEtat veut prendre toute sa part à cet effort. La promotion de la création est votre métier. Elle est aussi notre défi commun. <br />
<br />
I. Ce défi, cest dabord de refaire de la France lun des foyers les plus vivants de la création contemporaine. <br />
<br />
Je voudrais partir de quelques convictions simples :<br />
<br />
Alors que lavenir semble parfois se brouiller, lart est un enjeu majeur pour nos sociétés. <br />
<br />
Alors que domine lutilitarisme, toute chose devant servir à autre chose, la création nous ouvre un espace de libre invention, de libre questionnement.<br />
Alors que tout bouge, se mêle et sentrechoque, seule la création, dans son foisonnement de formes et de langages, peut donner à voir au-delà de la complexité des choses et rendre un sens à une réalité qui nous échappe. <br />
<br />
Dans les uvres des siècles passés nous cherchons une origine, une identité et un héritage essentiels pour affronter les épreuves du temps présent. Cest pourquoi je comprends et je partage lattachement des Français à leur patrimoine. Dans la création contemporaine nous trouvons lélan pour déchiffrer et ouvrir des voies nouvelles. Car lart est bien la transgression dont toute société a besoin pour se comprendre et se dépasser elle-même. <br />
<br />
La création éclaire également notre rapport au monde : la vitalité artistique dun pays traduit sa force et son audace. Elle exprime aussi sa volonté de se confronter aux questions que pose lavenir. Un pays qui crée veut aller de lavant, sadresser à son temps et au reste du monde. Un pays qui crée veut être écouté et entendu par les autres peuples et les autres cultures. <br />
<br />
Devant de tels enjeux, je voudrais aujourdhui poser deux questions : <br />
<br />
1. La France connaît-elle et encourage-t-elle suffisamment ses créateurs ? <br />
<br />
Je nen suis pas certain. Malgré le talent de nos artistes, nous ne sommes pas assez représentés dans les grands rendez-vous internationaux. Ils ont parfois des difficultés à faire reconnaître leur talent sur le marché de lart, à commencer par notre propre marché de lart, qui reste encore trop étroit et trop faible. <br />
<br />
Pour mieux valoriser nos créateurs à létranger, nous devons mieux les valoriser en France. Mon ambition cest que les Français apprennent à aimer la création comme ils aiment leur patrimoine. <br />
<br />
Je veux quils apprennent à mieux connaître, mieux accompagner leurs créateurs, tous ceux qui, Français ou ayant choisi notre pays, dAnselm Kiefer à Wang Du ou à tant dautres, incarnent et portent aujourdhui la scène française. Commençons par aimer nos créateurs comme il convient, pour les faire aimer à létranger comme ils le méritent. A cet égard je tiens à rendre hommage à linitiative exemplaire que représente le prix Marcel Duchamp. Je veux remercier lassociation pour le développement international de lart français que préside Gilles Fuchs et je veux naturellement féliciter le lauréat du prix remis samedi, Claude Closky.<br />
Il ny a aucune fatalité à ce que les artistes français ou qui créent en France aient plus de difficultés que ceux dautres pays à saffirmer et à exister sur la scène internationale. Lexemple dAnnette Messager, Lion dor de la biennale internationale de Venise, ou celui de lexposition de Daniel Buren à New York, nous le montre, sil en était besoin. <br />
<br />
2. Mais je veux aussi, et cest ma deuxième question, minterroger sur le rôle de lEtat. <br />
<br />
LEtat a toujours accompagné la création artistique en France. Pour moi cela lhonore. Mais il doit aujourdhui rénover et réinventer son mode daction, en prenant garde de ne pas contraindre les voies et les choix de la création.<br />
<br />
Il appartient à lEtat doffrir un espace de liberté afin que la création sépanouisse. Alors que la création artistique est elle-aussi soumise aux règles de la mondialisation, la responsabilité de lEtat cest de veiller à ce que nos créateurs disposent ici des mêmes atouts, des mêmes garanties, des mêmes chances que les autres ailleurs.<br />
<br />
Le rôle de lEtat cest aussi de rapprocher, de faire travailler ensemble tous ceux qui contribuent au dynamisme de la création artistique : les entreprises, les collectivités locales, les galeries, les collectionneurs, les grandes institutions publiques, les artistes. <br />
<br />
II. Alors aujourdhui comment redonner toutes ses chances à la création en France ? <br />
<br />
1. Cela commence peut-être dabord par un effort dinitiative et dapprentissage, par une meilleure sensibilisation aux formes de lart contemporain dès le plus jeune âge. <br />
<br />
Notre pays a encore beaucoup defforts à faire dans le domaine de léducation artistique et culturelle. Parmi dautres travaux, le rapport de Madame MARLAND-MILITELLO, a permis dappeler lattention sur cette question. Je salue les efforts accomplis dans ce domaine par Renaud DONNEDIEU de VABRES et Gilles de ROBIEN. <br />
<br />
Le Haut conseil à léducation artistique et culturelle voulu par le Président de la République sera mis en place avant la fin de lannée.<br />
Nous lui demanderons de veiller à ce que léducation artistique passe de plus en plus par la rencontre directe entre les artistes et les élèves. Je souhaite que les plasticiens y trouvent toute leur place. <br />
<br />
2. Il revient ensuite aux pouvoirs publics de soutenir nos créateurs et de défendre leurs droits. <br />
<br />
En premier lieu, jentends rappeler aux institutions soutenues par lEtat, notamment dans le domaine des arts plastiques, leur devoir de sélection, de présentation et de promotion des auteurs et des artistes français ou qui ont choisi notre pays pour y travailler.<br />
<br />
En deuxième lieu nous devons adapter notre législation sur les droits dauteur, pour continuer à assurer, dans un environnement technologique nouveau, les droits des créateurs et la propriété intellectuelle. Je vous confirme donc que le projet de loi sur le droit dauteur dans la société de linformation fera lobjet dune première lecture dès le mois de décembre. Il sera examiné en procédure durgence.<br />
<br />
En troisième lieu, je souhaite que notre dispositif fiscal soit plus incitatif. Je veux permettre aux jeunes créateurs de vivre en France de leur talent et donner envie aux talents étrangers de venir créer chez nous. Une disposition fiscale nouvelle au bénéfice de lensemble des formes de la création plastique - peinture, sculpture, installations, photographie, gravure...- y contribuera. Les artistes bénéficieront, pour leurs cinq premières années de déclaration, dun abattement de 50% sur les revenus tirés de la vente de leurs oeuvres. <br />
<br />
3. Rendre toute sa place à la création cest aussi améliorer les conditions de fonctionnement du marché de lart et en particulier le travail des galeries. <br />
<br />
Nous pouvons nous appuyer sur un atout considérable, puisque le marché de lart français reste, en volume de transactions, le premier marché européen. Mais nous savons quen chiffre daffaires, la tendance est moins positive. <br />
<br />
Je veux donc lever les blocages qui peuvent affecter ce marché, notamment ceux qui tiendraient à une trop grande complexité de la fiscalité. Je demande au ministre des finances et au ministre de la culture détudier cette question, avec quatre priorités immédiates : <br />
<br />
Les uvres dart bénéficient dores et déjà dun taux de TVA à 5,5%. Les nouvelles formes artistiques comme les installations ou les vidéos conçues pour être diffusées en continu nen bénéficiaient pas jusquà maintenant. Je souhaite quelles disposent désormais du même régime.<br />
<br />
Je souhaite également que les uvres dartistes vivants puissent désormais être remises en dation pour acquitter limpôt sur la fortune ou les droits de succession ou de donation, comme cest le cas pour les uvres plus anciennes. Cest important pour la fluidité du marché de lart. Cest essentiel pour que nos grandes collections publiques puissent continuer à saccroître en accueillant les plus grandes uvres contemporaines.<br />
Par ailleurs, si la loi du 1er août 2003 a créé des conditions très favorables pour le mécénat dentreprise, linstruction du 13 juillet 2004 sur cette loi en a réduit la portée en imposant aux entreprises des conditions excessivement exigeantes de présentation au public des uvres acquises. Je demande quune nouvelle instruction soit prise, veillant à ce que luvre puisse être exposée dans un lieu accessible aux salariés, clients et partenaires de lentreprise.<br />
<br />
Enfin, je connais votre préoccupation sur lapplication du droit de suite. Je souhaite donc que la transposition de la directive européenne prenne en compte le plus étroitement possible les demandes légitimes des galeristes comme des artistes. Une inégalité des conditions dapplication de ce droit entre les marchés de Paris et Londres serait nuisible aux uns comme aux autres. Cest pourquoi je crois que la France est en droit dattendre de la Commission les mêmes conditions de délai accordées à la Grande-Bretagne.<br />
<br />
III. Je veux enfin donner une nouvelle visibilité à la création française. <br />
<br />
Je salue lexistence dans notre pays dun réseau dense et varié de lieux de création, de centres dart, de musées, de galeries, quil sagisse du Musée dart et dindustrie de Roubaix, de la Salle de Bains à Lyon, du CAPC à Bordeaux ou encore du centre dart de Vassivières. <br />
<br />
A la vitalité de ce réseau, lEtat doit apporter une contribution nouvelle. Nos artistes ont besoin de lieux et de projets nouveaux qui leur permettent de stimuler leur travail, de mieux lexposer et le mettre en valeur. Ces projets doivent associer le plus largement possible lensemble des acteurs publics et privés. <br />
<br />
Avec Renaud DONNEDIEU de VABRES, nous avons donc décidé dinscrire la mise en valeur de la création contemporaine dans les missions du Grand Palais. <br />
<br />
Dès 2006, le ministère de la culture organisera au Grand Palais une grande exposition consacrée aux artistes français contemporains. Il associera les professionnels des galeries à cet événement. Au-delà, je souhaite que la programmation future du Grand Palais intègre cette vocation dans la durée. <br />
Dune manière générale, la nef peut déjà accueillir dimportantes manifestations, mais toutes les conditions ne sont pas encore réunies pour leur permettre de se déployer dans des conditions optimales.<br />
<br />
Je souhaite donc mettre en place dès à présent une mission de réflexion et de concertation avec pour objectif de définir le fonctionnement et les aménagements nécessaires pour que ce magnifique bâtiment puisse fonctionner de la façon à la fois la plus généreuse et la plus équilibrée.<br />
Notre objectif, cest que dans cinq ans, le Grand Palais puisse accueillir à nouveau tous les salons culturels majeurs, au premier rang desquels la FIAC ou le Salon du livre.<br />
<br />
Le rôle du Grand Palais à légard de la scène française devra bien sûr prendre en considération celui du Palais de Tokyo, dont les espaces disponibles, plusieurs milliers de mètres carrés, seront réhabilités. <br />
<br />
Outre le centre de création contemporaine, le Palais de Tokyo souvrira ainsi au design, à la mode, à la présentation de collections publiques ou privées, dart contemporain, darts décoratifs. <br />
Ses salles de cinéma seront concédées selon un cahier des charges répondant au même esprit.<br />
<br />
Nous avons également besoin de lieux dédiés aux créateurs eux-mêmes, à leur vie, à leur travail. <br />
<br />
Il existe aujourdhui un lieu exceptionnel, susceptible de remplir de telles conditions : lîle Séguin. Son avenir a été confié à un groupe de réflexion par le maire de Boulogne Billancourt et le président du Conseil Général Nicolas SARKOZY. A côté du pôle scientifique et des résidences de chercheurs qui sont déjà prévues, je souhaite que soit étudiée la création dun Centre européen de la création contemporaine, avec la volonté dassurer la représentation la plus forte de la création de notre pays. Il offrirait aux artistes une plate-forme de travail, de vie et de visibilité qui nexiste pas aujourdhui en France. <br />
<br />
Ce lieu pourrait réunir :<br />
<br />
Un vaste ensemble dateliers et de résidences où des artistes sélectionnés, français ou étrangers, pourraient sinstaller et travailler sur des périodes plus ou moins longues ;<br />
<br />
Des cycles supérieurs de formation artistique et culturelle : écoles darchitecture, darts plastiques et décoratifs, de création industrielle, de cinéma, pourraient ainsi développer des projets propres ou communs de recherche, de troisième cycle, de formation pré-professionnelle, ou encore déchanges internationaux ;<br />
<br />
Je voudrais que ce site puisse offrir des lieux dexposition, et que des galeries puissent sy installer. Il devrait également accueillir des activités économiques cohérentes avec ce projet, notamment dans les secteurs de la presse et de lédition.<br />
<br />
Renaud DONNEDIEU de VABRES rencontrera prochainement Nicolas SARKOZY et Jean-Pierre FOURCADE pour étudier avec eux les modalités de mise en uvre de ce nouveau Centre de la création. <br />
<br />
Une partie au moins des activités pourrait être gérée par une Fondation pour la création en France. <br />
<br />
Cette fondation sera dotée par lEtat, mais elle pourra recevoir des dons de particuliers ou dentreprises, notamment nos grandes entreprises. Sur les 100 premières, plus de soixante, parmi lesquelles des entreprises publiques, nont pas créé de fondation. Celles de nos entreprises qui le souhaitent pourront ainsi participer à la création dune institution originale, ouverte, entièrement dédiée à la création. <br />
Cette fondation sera dabord une fondation de mission, chargée daider les artistes à créer, à sexposer, à se former, à venir en France ou à séjourner à létranger. <br />
<br />
Elle pourra être chargée également daider les institutions existantes à organiser une manifestation ou à financer telle ou telle acquisition. <br />
<br />
Ces projets, quil sagisse de la rénovation réussie du grand Palais, du Centre dart pour la création ou de la fondation sont conformes à ma conception de laction de lEtat dans tous les domaines. Dans le domaine culturel aussi, lEtat doit être le moteur dinvestissements exceptionnels. Cest dans cet esprit que je souhaite relancer lidée dun grand auditorium à Paris. <br />
<br />
La rénovation de la salle Pleyel a constitué une première étape, absolument nécessaire.<br />
Mais il me semble que Paris mérite, comme tant dautres grandes villes en Europe, la construction dune grande salle adaptée notamment aux nouvelles pratiques découte musicale que nous voyons se développer. Je propose à la ville de Paris et à la région Ile-de-France de remettre à létude un tel projet, qui devra associer de grands architectes, plasticiens et designers. <br />
<br />
Mesdames, Messieurs, <br />
<br />
Vous me permettrez pour terminer de dire quelques mots plus personnels sur ce que représente pour moi lart contemporain. <br />
<br />
Creuser en soi, creuser le monde, ainsi avance la création. Dire notre société telle quelle est, dans ses rêves, dans ses espoirs mais aussi dans sa violence et dans ses injustices, telle est lexigence de lart. A chaque artiste, un regard. A chaque artiste, une manière dhabiter et de recréer le monde : les explosions dun Rebeyrolles, les surfaces bleues et noires dun Soulages, les recherches croisées dun Kijno et dun Combas, les installations dun Christian Boltansky ou dun Fabrice Hybert, les surprises et les collections dune Sophie Calle, les sinuosités dun Alechinsky ou les éclats dun Zao Wou-Ki sont autant de façons de produire un univers neuf. La politique na pas le droit dignorer ces gestes qui participent à la vie de la cité, qui laniment, qui lui donnent un élan et un sens. <br />
<br />
Les artistes ont besoin de toute notre attention, comme nous avons besoin de leur lucidité et de leur message. Ils demandent une liberté qui ne se confonde pas avec lindifférence. Dans un temps qui gomme les aspérités des choses et laisse grandir luniformité, leur présence est plus que jamais nécessaire. Donnons leur la place et le rôle quils réclament. Apprenons à nos enfants à regarder, à écouter, à être ouverts à la création artistique dans son ensemble. <br />
<br />
En France la création contemporaine est vivante, je voudrais quelle soit défendue. Elle existe, je voudrais quelle soit reconnue. Elle est soutenue par quelques uns, je voudrais quelle soit partagée par tous. <br />
<br />
Mes chers amis artistes, peintres, sculpteurs, plasticiens : votre uvre permet détreindre la rugosité du monde par ce face-à-face que vous avez tous les jours avec lui. Nous avons fondamentalement besoin de vous. Jour après jour, dans le secret de vos ateliers, vous façonnez la matière et lâme du monde. Vous nous aidez à vivre, quelle que soit notre sensibilité, notre origine, notre culture : oui, lart nous rassemble. Au nom de notre pays que jai lhonneur de représenter, je vous dis merci.]]></description>
        <pubDate>Tue, 11 Oct 2005 17:52:44 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-991502-6.html#comment1041376</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Politique gouvernementale relative ÃÂ  la promotion]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-857574-6.html#comment1012113</link>        <description><![CDATA["La promotion du patrimoine : un combat pour lavenir", La Lettre du Gouvernement, le 22 septembre 2005:<br />
<br />
Parmi les atouts historiques dont nous disposons, nous avons notre patrimoine culturel. Nous aurions tort de ne pas nous en saisir, a souligné le ministre. Dans la mondialisation, il sagit dune ressource rare et dun nouvel enjeu dinfluence. <br />
<br />
Le patrimoine contribue largement à lactivité touristique de la France et à laccueil de ses 75 millions de visiteurs chaque année. Cest aussi un facteur dattractivité pour linstallation des entreprises étrangères et un vecteur de développement de lemploi, notamment dune main-doeuvre très qualifiée (jusquà 85% des crédits de la restauration des monuments historiques vont à lemploi). <br />
<br />
Autant de raisons pour repenser laction de lÉtat en ce domaine, mieux mobiliser ses partenaires, en particulier les collectivités territoriales, et chercher à conquérir de nouveaux publics. <br />
<br />
Outil privilégié de restructuration de laction publique, la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) va donner au Gouvernement et au Parlement une vision transversale des efforts de lÉtat en faveur des différents types de patrimoine (monuments, mobilier, archives...) et permettra une meilleure allocation des crédits ainsi quun engagement plus régulier des opérations. En outre,100 millions deuros provenant des ressources dégagées par les privatisations seront affectés au patrimoine et viendront sajouter aux dotations budgétaires du ministère de la Culture et de la Communication. <br />
<br />
Décentralisation et partenariats : De nouvelles compétences ont été transférées aux collectivités territoriales, désormais en charge de lInventaire général du patrimoine, de certains monuments historiques, de la gestion des crédits relatifs au patrimoine rural non protégé. À titre expérimental, la gestion des crédits concernant lentretien et la restauration des monuments historiques nappartenant pas à lÉtat ou à ses établissements publics pourra être transférée aux régions ou aux départements candidats. La responsabilisation des propriétaires et la simplification des procédures garantiront une meilleure utilisation des moyens publics et privés (lire ci-contre). Enfin, le ministère et ses partenaires multiplieront les actions destinées à développer la fréquentation et la connaissance du patrimoine (lire ci-dessous). <br />
<br />
À la conquête de nouveaux publics : Seulement 43 % des 15-24 ans et 39 % des 65-74 ans ont visité un monument historique. En dehors des grandes manifestations telles que les Journées du patrimoine, différentes actions ont été mises en place ou le seront prochainement en vue dattirer un plus large public. <br />
<br />
Pour favoriser laccès direct aux monuments : lopération Les Portes du temps qui a permis daccueillir cet été au château de Fontainebleau 10 000 jeunes issus de milieux défavorisés. Elle sera reconduite et élargie à de nouveaux sites (donjon de Vincennes, châteaux de Compiègne, de Chambord, de Pau...). <br />
<br />
Pour élargir laccès aux collections : des programmes de numérisation comme ceux de la bibliothèque numérique européenne (lire ci-contre), de lInstitut national de laudiovisuel... <br />
<br />
Pour développer la fréquentation et la notoriété des lieux patrimoniaux : la réalisation de films dans les monuments et les musées, linstallation dartistes en résidence et des expositions (comme, dans vingt monuments nationaux, lopération Les visiteurs qui a démarré cet été à Chambord).]]></description>
        <pubDate>Fri, 07 Oct 2005 17:07:23 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-857574-6.html#comment1012113</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de WWW.Paris-Art.com]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-857574-6.html#comment912508</link>        <description><![CDATA[LE PATRIMOINE ET L'ART CONTEMPORAIN<br />
<br />
Editorial, le 22 septembre 2005 <br />
<br />
Le patrimoine : rentabiliser la nostalgie <br />
<br />
Les vingt-deuxièmes «Journées du patrimoine» ont attiré, durant le week-end dernier, plus de dix millions de visiteurs dans quinze mille monuments ou édifices de la France entière. Plus quun simple succès, cest un phénomène. Le public trouve manifestement là un type de satisfaction que lart contemporain ne saura, par nature, jamais lui apporter. <br />
<br />
Situés aux antipodes de léventail culturel, le patrimoine et lart contemporain sopposent en de nombreux points, et trahissent de profondes disparités dans les attentes et les pratiques des publics de la culture. <br />
<br />
La veille de louverture des «Journées du patrimoine», la Mairie de Paris présentait à la presse la prochaine «Nuit blanche» (1er octobre). La journée, la nuit; le patrimoine, lart contemporain; le consacré, linouï; refuge dans la rassurante évidence des valeurs éprouvées, quête effrénée de linédit. Alors : «Journées (refuge) du patrimoine» contre «Nuit blanche (de lart contemporain)» ? <br />
<br />
Lancée en 1984 par Jack Lang, alors ministre de la Culture, les «Journées du patrimoine» visaient à apporter un supplément de stabilité dans une société en plein bouleversement et en proie à la division. Les monuments et édifices historiques, expression tangible dune tranquille pérennité et témoins matériels dune grandeur passée, devaient ainsi arrimer les Français à leur histoire et les rassembler autour de grands emblèmes de la nation. Laffiche pour lélection présidentielle de 1981, montrant François Mitterrand photographié devant une église romane pour symboliser «La force tranquille», avait, en matière de patrimoine, une valeur quasi programmatique. <br />
<br />
Depuis, la situation sest considérablement aggravée. La précarité professionnelle et sociale, la mobilité forcée, la dématérialisation croissante des activités, et la recomposition internationale de la production et du pouvoir: tous ces facteurs dinstabilité ont bouleversé nos vies, nos sensations, nos actions, nos rapports au monde, aux choses et aux autres. <br />
<br />
La désorientation des esprits a suscité une forte demande de repères, dancrage, de matière, de certitude brute et massive  didentité. Doù un goût croissant pour les vieilles pierres, les objets anciens, même les plus modestes, et un désir de vouloir conserver les traces des choses et des activités frappées de disparition par un fort mouvement dobsolescence. <br />
<br />
Depuis un quart de siècle, les bâtiments et les édifices du patrimoine sont ainsi pris comme des remparts spatiaux, temporels et symboliques contre laccélération et la virtualisation croissantes du monde contemporain ; comme des pôles dimmobilité et de pérennité  de tradition. <br />
<br />
Ainsi déconnectés des grands enjeux du présent et ancrés dans le passé, les éléments du patrimoine servent à fabriquer du consensus, à susciter de la nostalgie, à transmettre des valeurs rassurantes dun passé apaisé, voire à communier autour des lieux et des objets somptuaires du pouvoir  tel est notamment leffet des visites-pélerinages proposés dans des lieux officiels «habituellement fermés ou invisibles au public». <br />
<br />
On comprend dès lors lattention que les pouvoirs publics accordent au patrimoine qui mobilise la plus grosse part du budget du ministère de la Culture. <br />
<br />
Mais, restrictions budgétaires et orientations politiques obligent, le gouvernement veut donner une expression économique aux fonctions symboliques et idéologiques traditionnelles du patrimoine. <br />
<br />
Léconomie, en particulier celle du tourisme, devenant un moyen de réinscrire le patrimoine dans les enjeux daujourdhui: «Pour moi, déclare le ministre, le patrimoine ne relève pas de la nostalgie, cest un capital davenir. Il sagit de lattractivité de notre pays. Le patrimoine est la source dune grande activité » (Le Monde, 16 sept. 2005). <br />
<br />
Les maîtres-mots sont, comme pour les musées, «lanimation et la valorisation» avec pour objectifs le «rayonnement de la France» et la rentabilisation. <br />
<br />
Il est désormais demandé aux acteurs culturels dinscrire systématiquement dans une dynamique économique leur activité de conservation des objets dont ils ont la charge (tableaux, meubles, bâtiments, etc.). <br />
<br />
Et le ministre de donner le ton : «Je ne suis ni M. Supplément dâme ni le ministre des beaux-arts. Je veux apparaître comme celui qui donne une place stratégique à laction culturelle». <br />
<br />
Il nest cependant pas certain que la culture et lart résistent à cette double épreuve de marchandisation et dinstrumentation qui les réduit à lunique sens de la quantité, du nombre, de lefficacité <br />
<br />
André Rouillé. <br />
_____________________________ <br />
Pae White, Chemin de fer, 2005. Soixante-quinze briques bleues. Dimensions variables. Courtesy galerie Ghislaine Hussenot, Paris. <br />
]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Sep 2005 18:35:46 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-857574-6.html#comment912508</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Flo]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1089682-6.html#comment1175531</link>        <description><![CDATA[http://florianfoot.over-blog.com/]]></description>
        <pubDate>Sat, 29 Oct 2005 00:53:55 +0200</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1089682-6.html#comment1175531</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de fabien]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1387091-6.html#comment1691693</link>        <description><![CDATA[http://gonnot.over-blog.com]]></description>
        <pubDate>Thu, 15 Dec 2005 12:04:09 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1387091-6.html#comment1691693</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Bertrand LEMAIRE]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2239653</link>        <description><![CDATA[<p><strong><u>Projet de loi DADVSI : r&eacute;union informelle au minist&egrave;re de la culture le 23 janvier 2006</u> :</strong> </p><br />
<p>Voir le compte rendu de cette r&eacute;union sur les blogs de Bertrand LEMAIRE et Tristan NITOT :</p><br />
<p><a href="http://blog2.lemondeinformatique.fr/management_du_si/2006/01/dadvsi_runion_a">http://blog2.lemondeinformatique.fr/management_du_si/2006/01/dadvsi_runion_a</a></p><br />
<p><a href="http://standblog.org/blog/2006/01/25/93114621-rendez-vous-au-ministere-de-la">http://standblog.org/blog/2006/01/25/93114621-rendez-vous-au-ministere-de-la</a></p><br />
<p><br /></p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 27 Jan 2006 09:14:27 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2239653</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de MinistÃÂšre de la culture]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2158380</link>        <description><![CDATA[<p>Projet de loi relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la<br />soci&eacute;t&eacute; de l'information <br /><br />Dans l'esprit des orientations &eacute;nonc&eacute;es par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, et &agrave; la faveur des arbitrages que vient de rendre le Premier Ministre Dominique de Villepin, le ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres, pr&eacute;sentera &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale, d&egrave;s la reprise de la discussion du texte, un projet de loi sur le droit d'auteur dans la soci&eacute;t&eacute; de l'information consid&eacute;rablement enrichi et clarifi&eacute; pour proposer l'&eacute;quilibre attendu entre libert&eacute; et r&eacute;gulation. Ces am&eacute;nagements r&eacute;affirmeront qu'Internet est un formidable espace de libert&eacute; et un vecteur unique d'acc&egrave;s aux biens culturels, et favoriseront le d&eacute;veloppement d'une<br />offre l&eacute;gale diversifi&eacute;e de musique et de cin&eacute;ma en ligne. <br /><br />A cette fin les amendements propos&eacute;s :<br />- renforceront et consacreront l'exception pour copie priv&eacute;e, en<br />permettant, en fonction du type de support, un nombre suffisant de copies &agrave; ce titre;<br />- limiteront pr&eacute;cis&eacute;ment la notion de contournement des mesures techniques de protection, afin de permettre l'interop&eacute;rabilit&eacute; n&eacute;cessaire &agrave; la lecture des oeuvres sur tout type de mat&eacute;riels;<br />- instaureront un r&eacute;gime gradu&eacute; et proportionn&eacute; de sanctions, avec le souci que cette r&eacute;ponse gradu&eacute;e permette de diff&eacute;rencier le simple t&eacute;l&eacute;chargement ill&eacute;gal de la mise &agrave; disposition massive d'ouvres prot&eacute;g&eacute;es;<br />- assureront la r&eacute;pression de l'&eacute;dition de ceux des logiciels d'&eacute;changes &laquo;pair &agrave; pair &raquo; destin&eacute;s &agrave; l'&eacute;change ill&eacute;gal d'ouvres prot&eacute;g&eacute;es;<br />- pr&eacute;voiront que la loi fera l'objet d'un rapport au Parlement d&egrave;s le terme de sa premi&egrave;re ann&eacute;e d'application;</p><br />
<p>Renaud Donnedieu de Vabres a en outre propos&eacute; au Premier ministre de d&eacute;signer un parlementaire en mission, qui sera charg&eacute; d'&eacute;tudier l'impact des mesures techniques de protection sur l'acc&egrave;s aux ouvres et de faire des propositions afin d'&eacute;viter toute entrave &agrave; la libert&eacute; de choix des internautes et des cr&eacute;ateurs.<br /><br />Enfin, le 17 janvier prochain, le ministre r&eacute;unira l'observatoire pour les<br />usages num&eacute;riques, qu'il a r&eacute;cemment cr&eacute;&eacute;. Il chargera cette&nbsp;instance de concertation, de veille et d'expertise d'&eacute;tudier les nouveaux mod&egrave;les &eacute;conomiques des offres l&eacute;gales, leurs cons&eacute;quences sur la distribution, ainsi que l'&eacute;volution des prix, afin que ces offres soient r&eacute;ellement accessibles &agrave; tous, en particulier aux plus jeunes de nos concitoyens.<br /><br />L'ensemble de ces propositions font d'ores et d&eacute;j&agrave; l'objet d'une<br />concertation &eacute;troite avec les parlementaires. </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2006 12:47:09 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2158380</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Arnaud Devillard , 01net]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2157750</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><strong><span style="FONT-SIZE: 14.5pt; FONT-FAMILY: Arial">Le Gouvernement revoit sa copie priv&eacute;e</span></strong><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: Arial"><br /><br /><strong>Copie priv&eacute;e mieux garantie, limitations des amendes pour contrefa&ccedil;on, meilleur encadrement des syst&egrave;mes de protection... Le ministre de la Culture pr&eacute;sente une s&eacute;rie d'ajustements &agrave; son projet de loi sur le droit d'auteur.</strong><br /></span><span style="FONT-SIZE: 8pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><br /><!-- **************************************************************************** //--><!-- ************************************************* //--></span><font size="3"><font face="Times New Roman"><span class="eve"><span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span>En attendant de fixer une date pour la reprise des d&eacute;bats sur la loi Droits d'auteurs et droits voisins, le gouvernement est en plein travail de reformulation de ses propositions. Copie priv&eacute;e mieux garantie, limitations des amendes pour contrefa&ccedil;on, meilleur encadrement des syst&egrave;mes de protection... Pas de grandes nouveaut&eacute;s sur le fond mais plusieurs ajustements en perspective pour rassurer un peu tout le monde, des artistes aux consommateurs.</span><br /><br /></font></font><span style="FONT-SIZE: 8pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><a href="mailto:commentaires@01net.fr?SUBJECT=Commentaire%20sur%20l'article%20Le%20Gouvernement%20revoit%20sa%20copie%20privée%20de%20Arnaud%20Devillard,%2001net.%20(301310)&amp;BODY=Mon%20avis%20sur%20'Le%20Gouvernement%20revoit%20sa%20copie%20privée'"><span style="COLOR: black; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">Arnaud Devillard</span></a> , <a href="http://www.01net.com/nous_ecrire"><span style="COLOR: black; TEXT-DECORATION: none; text-underline: none">01net.</span></a>, le 16/01/2006<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<span style="FONT-SIZE: 8pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial; mso-fareast-font-family: SimSun; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: ZH-CN; mso-bidi-language: AR-SA"><br /></span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 21 Jan 2006 12:02:35 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2157750</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de ISOC France]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2106354</link>        <description><![CDATA[<h1 class="titre-texte"><strong><a href="http://www.isoc.fr/breve.php3?id_breve=17">Projet de loi DADVSI droit d&rsquo;auteur et aux droits voisins dans la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information position de l&rsquo;ISOC France </a></strong></h1><br />
<div class="texte"><br />
<p class="spip" align="justify">Le chapitre fran&ccedil;ais de l&rsquo;Internet Society, ISOC France, s&rsquo;inqui&egrave;te des dispositions figurant dans le projet de loi relatif au droit d&rsquo;auteur et aux droits voisins dans la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information - DADVSI - qui doit transposer dans notre droit la directive europ&eacute;enne du 22 mars 2001 et de l&rsquo;absence de concertation pr&eacute;alable avec les associations d&rsquo;usagers et de professionnels concern&eacute;s.</p><br />
<p class="spip" align="justify">L&rsquo;ISOC France&nbsp;:</p><br />
<p class="spip" align="justify"><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.isoc.fr/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;rappelle les termes de la d&eacute;claration d&rsquo;Autrans de 2005 qui invitait les Etats &agrave; arbitrer les &eacute;quilibres &agrave; long terme entre l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t public et les int&eacute;r&ecirc;ts priv&eacute;s en facilitant les &eacute;changes, l&rsquo;intelligence, la cr&eacute;ation libres. <br /><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.isoc.fr/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;s&rsquo;associe &agrave; l&rsquo;initiative des professionnels des archives, biblioth&egrave;ques et documentation afin que soient adopt&eacute;es les dispositions leur permettant d&rsquo;exercer sereinement leur mission de service public d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la connaissance et &agrave; la culture et de conservation du patrimoine intellectuel et culturel&nbsp;; <br /><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.isoc.fr/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;affirme son soutien au principe de la recherche d&rsquo;une juste r&eacute;tribution des auteurs et des artistes en g&eacute;n&eacute;ral, tout en facilitant au maximum l&rsquo;acc&egrave;s des citoyens et usagers aux oeuvres notamment en y associant des droits d&rsquo;usage&nbsp;; <br /><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.isoc.fr/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;demande &agrave; ce que soit d&eacute;clar&eacute;e d&rsquo;urgence par le gouvernement la n&eacute;cessaire concertation pr&eacute;alable &agrave; l&rsquo;adoption d&rsquo;un projet de loi dans ce domaine avec les repr&eacute;sentants des usagers, citoyens et cr&eacute;ateurs&nbsp;; <br /><img class="spip_puce" alt="-" src="http://www.isoc.fr/puce.gif" />&nbsp;&nbsp;propose que le gouvernement ou le parlement charge le Forum des Droits sur l&rsquo;Internet <a class="spip_out" href="http://www.foruminternet.org/">http://www.foruminternet.org</a> d&rsquo;ouvrir et d&rsquo;organiser ce d&eacute;bat.</p><br />
</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 17 Jan 2006 17:35:39 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1624819-6.html#comment2106354</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Patrick BLOCHE]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1386719-6.html#comment1859482</link>        <description><![CDATA[La lettre ouverte de Patrick BLOCHE est accessible sur le site internet de Lib&eacute;ration.]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Dec 2005 12:58:36 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1386719-6.html#comment1859482</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Patrick BLOCHE]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1386719-6.html#comment1859460</link>        <description><![CDATA[<p class="surtitre"><strong><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff" color="#000000">Lettre ouverte &agrave; B&eacute;nabar et &agrave; Delerm &agrave; propos de la taxation d'&eacute;changes de fichiers musicaux.</font></strong></p><br />
<h2><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Aux chanteurs d&eacute;senchant&eacute;s</font></h2><br />
<p class="chapo"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff"></font></p><br />
<p class="sourcedate"><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Lib&eacute;ration, le&nbsp;jeudi 29 d&eacute;cembre 2005, </font><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">par Patrick BLOCHE,&nbsp;d&eacute;put&eacute; (PS) de Paris.<br /><br /></font><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff"><span class="lettrine">C</span>her B&eacute;nabar et cher Vincent Delerm, &agrave; lire <em>Lib&eacute;,</em> vous m'en voulez comme &agrave; tous les autres d&eacute;put&eacute;s qui ont souhait&eacute; la semaine derni&egrave;re inscrire l'&eacute;change de fichiers musicaux dans le code de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle.<!--boite meme sujet--><!--fin boite meme sujet--> </font></p><br />
<div id="corps_article"><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">J'ach&egrave;te tous vos CD d&egrave;s qu'ils sortent, je ne pratique pas le peer-to-peer pour t&eacute;l&eacute;charger vos chansons, je pr&eacute;f&egrave;re partager et garder dans ma propre m&eacute;moire des moments uniques comme &eacute;couter <em>Quatri&egrave;me de couverture </em>par une soir&eacute;e fra&icirc;che dans le parc attenant &agrave; la cath&eacute;drale de Rouen. Avoir envie d'&ecirc;tre compris et de convaincre ceux qu'on admire est un sentiment naturel. La difficult&eacute; r&eacute;side ensuite dans l'exigence impos&eacute;e &agrave; soi-m&ecirc;me pour y parvenir. C'est l'exercice auquel je me livre aujourd'hui en vous envoyant cette adresse.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Pour &ecirc;tre juste, ne faudrait-il pas que vous en vouliez d'abord &agrave; l'actuel gouvernement qui a fait le choix funeste de nous convoquer dans l'h&eacute;micycle juste avant No&euml;l pour l&eacute;gif&eacute;rer dans l'urgence et surtout dans l'improvisation la plus totale. C'est d'abord cet amateurisme minist&eacute;riel qu'il faut pointer : un projet de loi qui dormait &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale depuis plus de deux ans, la France sanctionn&eacute;e &agrave; deux reprises par la Commission europ&eacute;enne pour retard de transposition, un rapport de la Commission des lois vieux de six mois, des amendements gouvernementaux arrivant en pleine discussion g&eacute;n&eacute;rale, comme celui, aux relents de guerre froide, sur la riposte gradu&eacute;e &agrave; l'&eacute;gard des internautes...</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">C'est la raison pour laquelle les socialistes avaient exprim&eacute; leur refus d'examiner le texte dans ces conditions. Dommage qu'ils n'aient pas &eacute;t&eacute; entendus. Apr&egrave;s ce faux d&eacute;part et une fois mis devant le fait accompli, nous nous sommes oppos&eacute;s avec r&eacute;solution &agrave; un projet de loi liberticide allant bien au-del&agrave; de la seule transposition de la directive europ&eacute;enne et mobilisant contre lui les enseignants, les chercheurs, les universitaires, les biblioth&eacute;caires, les archivistes, les promoteurs du logiciel libre, les associations de consommateurs et bien d'autres encore.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">J'ai d'ailleurs souvenir qu'au moins l'un d'entre vous a, il n'y a pas si longtemps, exprim&eacute; en signant une p&eacute;tition son refus du tout-r&eacute;pressif sur la Toile, pour ne pas faire de plus de 8 millions de nos concitoyens des d&eacute;linquants potentiels.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Tout aussi grave &agrave; nos yeux, le fait que ce projet de loi ait &eacute;t&eacute; &eacute;crit pour servir de puissants int&eacute;r&ecirc;ts, d'abord ceux des majors du disque incapables de promouvoir un nouveau mod&egrave;le &eacute;conomique au service de la diversit&eacute; musicale, mais aussi ceux de Microsoft et d'Apple en voulant tuer l'interop&eacute;rabilit&eacute;. Normal, de fait, que la pr&eacute;sidente du Medef, oubliant le sort que son organisation r&eacute;serve aux intermittents au sein de l'Unedic, se dise soudainement <em>&laquo;aux c&ocirc;t&eacute;s des artistes&raquo;</em> contre les d&eacute;put&eacute;s...</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Dans ce contexte o&ugrave; les lobbies sont puissants et le climat historiquement passionnel quand il s'agit de propri&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire et artistique, les d&eacute;put&eacute;s, d&eacute;passant les clivages politiques habituels, ont cherch&eacute; la voie de l'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral : celui qui concilie la libert&eacute; et la responsabilit&eacute; pour reprendre la formule de Jean-Marc Ayrault, l'acc&egrave;s de tous &agrave; la connaissance, au savoir et &agrave; la culture, et la volont&eacute; de r&eacute;mun&eacute;rer les auteurs et les artistes.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Nous savons bien que, pas plus que les autres, vous ne vivez d'amour et d'eau fra&icirc;che, m&ecirc;me si depuis juin 2003 nombre de professionnels exclus des annexes 8 et 10 de l'assurance ch&ocirc;mage ont d&ucirc; renouer avec une vie de boh&egrave;me qu'on appelle aujourd'hui plus prosa&iuml;quement la pr&eacute;carit&eacute;.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">A cet &eacute;gard, r&eacute;tablissons la v&eacute;rit&eacute;. Et pas besoin pour cela de r&eacute;quisitionner le boulanger du coin ou, plus &eacute;trange encore, d'&eacute;voquer la p&eacute;nalisation de la consommation de cannabis. Poursuites judiciaires &agrave; l'encontre du public, ins&eacute;curit&eacute; juridique pour des millions de personnes, absence de r&eacute;mun&eacute;ration pour oeuvres t&eacute;l&eacute;charg&eacute;es et &eacute;chang&eacute;es : cette situation ne pouvait durer.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Aux antipodes d'une logique de gratuit&eacute; que nous rejetons, fid&egrave;les &agrave; Beaumarchais et &agrave; la gestion collective, nous n'avons tout simplement pas voulu retarder la p&eacute;riodique adaptation du droit d'auteur aux &eacute;volutions technologiques.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Car c'est en contrepartie de l'identification d'un t&eacute;l&eacute;chargement sur Internet pour un usage limit&eacute; et non commercial &agrave; une exception pour copie priv&eacute;e que, sans &eacute;quivoque possible, nous avons pu inscrire dans la loi le principe m&ecirc;me de votre l&eacute;gitime r&eacute;mun&eacute;ration. Cette s&eacute;curit&eacute; juridique qui respecte les dispositions de la directive europ&eacute;enne qu'il nous revient de transposer et qui r&eacute;pond &agrave; une demande de nature jurisprudentielle vaut tout autant pour les artistes que pour les internautes.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Comment, en effet, interdire sans sanctionner ? Ne vaut-il pas mieux autoriser pour r&eacute;mun&eacute;rer ? Quant au montant de cette r&eacute;mun&eacute;ration, que la loi n'a pas pour responsabilit&eacute; de fixer, quant &agrave; son mode de perception et sa r&eacute;partition n&eacute;cessairement &eacute;quitable, le d&eacute;bat est devant nous. Il l'est d'autant plus que l'examen du projet de loi &agrave; l'Assembl&eacute;e nationale a &eacute;t&eacute; fort heureusement interrompu.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Le mod&egrave;le de la licence l&eacute;gale marche bien, depuis d&eacute;j&agrave; un certain temps, pour la radio. Est-il adaptable &agrave; Internet pour la musique &shy; le cin&eacute;ma en &eacute;tant naturellement exclu par les socialistes en raison de la chronologie des m&eacute;dias &shy; sous la forme d'un forfait per&ccedil;u en suppl&eacute;ment de l'abonnement aupr&egrave;s du fournisseur d'acc&egrave;s, et optionnel pour ne pas oublier les internautes qui ne t&eacute;l&eacute;chargent pas ? Existe-t-il d'autres mod&egrave;les ? Un r&eacute;gime transitoire pourrait accompagner l'industrie de la musique dans sa transition num&eacute;rique. Ne faut-il pas, de fait, envisager de l&eacute;gif&eacute;rer prudemment pour une p&eacute;riode provisoire de trois ans ? Toutes ces questions sont pos&eacute;es. Elles m&eacute;ritent r&eacute;ponse. Encore faut-il une concertation pr&eacute;alable et constructive, rassemblant et non pas divisant tous les acteurs concern&eacute;s. Cette concertation, le ministre de la Culture n'a pas su ou pas voulu la conduire avant le d&eacute;bat parlementaire. C'est sans doute l&agrave; sa principale faute.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Louis Bertignac, lors d'une &eacute;mission de radio &agrave; laquelle je viens de participer, a fait ce constat prometteur : <em>&laquo;&Ccedil;a a speed&eacute; et, au moins, maintenant, il y a le d&eacute;bat.&raquo;</em> Le d&eacute;bat, les d&eacute;put&eacute;s socialistes, qui sont du c&ocirc;t&eacute; des artistes et qui sont visc&eacute;ralement attach&eacute;s au droit d'auteur, n'attendent que cela, depuis novembre 2004 , date &agrave; laquelle ils ont demand&eacute; au pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale la cr&eacute;ation d'une mission d'information parlementaire qu'ils n'ont pas encore obtenue.</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Alors, allons-y, et vite !</font></p><br />
<p><font style="BACKGROUND-COLOR: #ccffff">Votre dernier album, cher B&eacute;nabar, ne s'appelle-t-il pas <em>Reprise des n&eacute;gociations</em>... A bient&ocirc;t. Cordialement.</font></p><br />
</div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 30 Dec 2005 12:55:58 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1386719-6.html#comment1859460</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Futura-Sciences]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1811004</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-outline-level: 1"><font size="3"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial; mso-font-kerning: 18.0pt">&laquo;&nbsp;Discussion du p</span><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial">rojet de loi relatif aux droits d&rsquo;auteur et aux droits voisins dans la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information&nbsp;: <span style="mso-font-kerning: 18.0pt">P2P et licence globale : les d&eacute;put&eacute;s l&eacute;galisent les &eacute;changes de fichiers ?&nbsp;&raquo;, </span>Futura-Sciences, le 22/12/2005<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></font></p><br />
<span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial; mso-fareast-font-family: SimSun; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: ZH-CN; mso-bidi-language: AR-SA"><br />
<p><br />Au sujet du projet de loi sur les droits d&rsquo;auteur dans la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information et de la lutte contre le t&eacute;l&eacute;chargement ill&eacute;gal, le gouvernement et les d&eacute;put&eacute;s ne semblent pas aller dans le m&ecirc;me sens. En effet, dans la nuit de mercredi &agrave; jeudi, les deux amendements d&eacute;pos&eacute;s par les d&eacute;put&eacute;s Alain Suguenot, de l&rsquo;UMP, et Christian Paul du PS, et visant &agrave; instaurer un syst&egrave;me de &laquo; licence globale optionnelle &raquo; ont &eacute;t&eacute; adopt&eacute;s par 30 voix contre 28. </p><br />
<p><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Cette &laquo; licence &raquo; permettrait aux internautes d&rsquo;avoir librement recours aux &eacute;changes de fichiers, moyennant un suppl&eacute;ment forfaitaire &agrave; l&rsquo;abonnement. Le ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, a d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; annonc&eacute; que le gouvernement s&rsquo;opposait &agrave; ce projet, et a demand&eacute; une nouvelle d&eacute;lib&eacute;ration.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
</span><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Aux yeux du gouvernement, l&rsquo;objectif de ce projet de loi est double : l&eacute;gitimer la r&eacute;mun&eacute;ration des cr&eacute;ateurs, et permettre l&rsquo;acc&egrave;s du plus grand nombre &agrave; la culture et &agrave; la connaissance. Ce projet s&rsquo;articule autour de quatre points :<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Un acc&egrave;s facilit&eacute; aux &oelig;uvres pour les personnes handicap&eacute;es ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Le d&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-numerique-digital_584.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">num&eacute;rique</font></span></a><font size="3"> &ndash; en particulier le d&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal du web, permettant la </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-numerisation_1267.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">num&eacute;risation</font></span></a><font size="3"> du d&eacute;p&ocirc;t l&eacute;gal et sa consultation en ligne par des chercheurs sur des postes d&eacute;di&eacute;s ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Les conditions de l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une offre l&eacute;gale diversifi&eacute;e, cens&eacute;es garantir la copie priv&eacute;e tout en prot&eacute;geant les &oelig;uvres ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Une meilleure pr&eacute;vention et des sanctions adapt&eacute;es ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Cette partie du projet vise &agrave; instaurer une &laquo; r&eacute;ponse gradu&eacute;e &raquo;, sous la forme de courriels de pr&eacute;vention et de lettres recommand&eacute;es envoy&eacute;s aux contrevenants, suivis si n&eacute;cessaire d&rsquo;amendes adapt&eacute;es &agrave; l&rsquo;infraction, qui ne pourront pas d&eacute;passer 300 euros, ou 1500 euros en cas de r&eacute;cidive. On y trouve &eacute;galement l&rsquo;amendement de &laquo; super distribution &raquo;, qui devrait inciter les &eacute;diteurs de </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-logiciel_561.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">logiciels</font></span></a><font size="3"> &agrave; respecter les droits d&rsquo;auteur, en les tenant responsables des t&eacute;l&eacute;chargements ill&eacute;gaux.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La transparence et la modernisation : modernisation du droit d&rsquo;auteur des agents publiques et renforcement du contr&ocirc;le minist&eacute;riel sur les soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective.<br /><br />Ce projet de loi est discut&eacute; en proc&eacute;dure d&rsquo;urgence, car la France a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e pour ne pas avoir transpos&eacute; la directive europ&eacute;enne EUCD (European Union Copyright Directive) sur le droit d&rsquo;auteur (cette transposition devait &ecirc;tre effective depuis d&eacute;cembre 2002). Le texte europ&eacute;en a pour objectif de lutter contre le t&eacute;l&eacute;chargement ill&eacute;gal, et l&eacute;gitime la protection par cryptage et brouillage des &oelig;uvres num&eacute;riques<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">D&eacute;bat houleux autour de la licence globale ou l&eacute;gale :<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Le projet de loi propos&eacute; par le gouvernement ne retient pas le concept de &laquo; licence globale &raquo; comme une bonne solution (extrait du Point presse de Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la Culture et de la Communication, paru le 19/12/2005) : &laquo; La licence globale ou l&eacute;gale pour les &eacute;changes sur </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-internet_3983.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">Internet</font></span></a><font size="3"> consiste &agrave; instaurer un pr&eacute;l&egrave;vement forfaitaire sur l&rsquo;abonnement &agrave; Internet, en contrepartie d&rsquo;une autorisation par la loi des &eacute;changes d&rsquo;oeuvres prot&eacute;g&eacute;es sur Internet. Sous couvert d&rsquo;une r&eacute;mun&eacute;ration des artistes, c&rsquo;est une fausse bonne id&eacute;e. &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Les raisons de ce rejet sont, selon le gouvernement, les suivantes :<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La licence globale est incompatible avec le droit europ&eacute;en et international : &laquo; La licence globale propos&eacute;e est en fait une licence l&eacute;gale car elle rend obligatoire les accords autorisant l&rsquo;utilisation des oeuvres par les ayants droits (comme la radio) et va donc plus loin qu&rsquo;une simple gestion collective obligatoire. Or la licence l&eacute;gale est incompatible avec les engagements internationaux de notre pays, et notamment la directive droit d&rsquo;auteur et les trait&eacute;s de l&rsquo;Organisation Mondiale de la Propri&eacute;t&eacute; Intellectuelle. &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Elle est pr&eacute;judiciable tant aux cr&eacute;ateurs qu&rsquo;aux consommateurs : &laquo; Cette solution aurait pour cons&eacute;quence imm&eacute;diate d&rsquo;augmenter fortement le prix de l&rsquo;abonnement et donc l&rsquo;acc&egrave;s au haut </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-debit_1849.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">d&eacute;bit</font></span></a><font size="3">, et ne payerait pas la cr&eacute;ation.&raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&laquo; Avec l'hypoth&egrave;se de 10 millions d&rsquo;abonn&eacute;s &agrave; haut d&eacute;bit et d'un forfait licence l&eacute;gale de 5 &euro; par mois en plus de l&rsquo;abonnement de 15 &euro;, le montant global per&ccedil;u par an s&rsquo;&eacute;l&egrave;verait &agrave; 0,6 milliards &euro;, &agrave; comparer au chiffre d&rsquo;affaires du </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-cd-compact-disc_1149.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">CD</font></span></a><font size="3"> (1,5 milliards d&rsquo;euros en 2002) et du </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-dvd_2489.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">DVD</font></span></a><font size="3"> (1,5 milliards d&rsquo;euros en 2003), soit un cinqui&egrave;me seulement du chiffre d&rsquo;affaires global de l&rsquo;&eacute;conomie du CD et du DVD &agrave; laquelle elle est tr&egrave;s substituable. Ces chiffres sont &eacute;tablis avec l&rsquo;hypoth&egrave;se optimiste que les fournisseurs d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; Internet r&eacute;percutent la licence globale &agrave; leurs clients sans marge. Si &agrave; court terme la licence globale para&icirc;t apporter une solution facile, &agrave; moyen terme elle ne permet aucun mod&egrave;le &eacute;conomique viable pour les artistes, les industries culturelles et les fournisseurs d&rsquo;acc&egrave;s. Rench&eacute;rissant les abonnements, ind&eacute;pendamment de leur consommation r&eacute;elle, elle ne constitue en rien un avantage pour les consommateurs. &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Elle tue la prise de risque, l&rsquo;investissement, et donc la cr&eacute;ation : &laquo; Sans r&eacute;partition performante permettant la r&eacute;mun&eacute;ration de chaque ayant-droit selon l&rsquo;exploitation de ses oeuvres, la prise de risque et l&rsquo;investissement indispensables aux industries culturelles sont impossibles. &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La grande majorit&eacute; des acteurs concern&eacute;s y sont hostiles : &laquo; L&rsquo;ensemble des acteurs concern&eacute;s ont largement d&eacute;battu au sein du Conseil Sup&eacute;rieur de la Propri&eacute;t&eacute; Litt&eacute;raire et Artistique (CSPLA) et ne souhaitent pas voir appliquer ce syst&egrave;me, &agrave; l&rsquo;exception des repr&eacute;sentants de consommateurs et de quelques soci&eacute;t&eacute;s de gestion collective d&rsquo;artistes interpr&egrave;tes. Un syst&egrave;me collectif d&eacute;rivera forc&eacute;ment vers un nivellement par le bas de la qualit&eacute;, incitant les cr&eacute;ateurs &agrave; trouver d&rsquo;autres formes de r&eacute;mun&eacute;ration, par exemple en ins&eacute;rant de la publicit&eacute; dans leurs oeuvres. Faute de continuer &agrave; attirer l&rsquo;investissement, c&rsquo;est l&rsquo;ensemble de l&rsquo;&eacute;conomie de la fili&egrave;re qui est menac&eacute;e. &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Les d&eacute;put&eacute;s font la nique au gouvernement et ouvrent la voie &agrave; une licence globale :<br /><br />Les d&eacute;put&eacute;s ne semblent pas entendre de cette oreille l&rsquo;opposition du gouvernement &agrave; l&rsquo;instauration d&rsquo;une licence globale. Ainsi, l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale a vot&eacute; dans la nuit de mercredi &agrave; jeudi deux amendements au projet de loi sur les droits d&rsquo;auteur, ouvrant la voie &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une licence globale optionnelle sur Internet, et allant dans le sens des associations de consommateurs.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Le ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, est imm&eacute;diatement mont&eacute; au cr&eacute;neau pour d&eacute;noncer cet amendement et demander une nouvelle d&eacute;lib&eacute;ration. Selon lui, &quot;la masse d'argent r&eacute;colt&eacute;e ne permettrait pas une juste redistribution aux auteurs et aux artistes&quot;.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">Le ministre Donnedieu de Vabres, qui &eacute;tait oppos&eacute; &agrave; l'instauration d'une &quot;licence l&eacute;gale&quot;, a demand&eacute; un r&eacute;examen des deux amendements adopt&eacute;s &agrave; l'Assembl&eacute;e.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><br /><font size="3">Vers une soci&eacute;t&eacute; techno-fasciste ?<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">De nombreuses associations de consommateurs et d&rsquo;ayant droits sont oppos&eacute;es au projet de loi du gouvernement et d&eacute;noncent la cr&eacute;ation d'une &quot;soci&eacute;t&eacute; techno-fasciste&quot;, dans laquelle la chasse aux internautes serait g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e. Parmi elles, on compte la Ligue de l&rsquo;Enseignement, la CGT, UFC, le SNAP et l&rsquo;UNAF. Ces associations d&eacute;noncent entre autres les points suivants :<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>L&rsquo;instauration d&rsquo;une peine de 300 000 euros et de trois ans de prison pr&eacute;vue en cas de copie priv&eacute;e vers un support non autoris&eacute; par les titulaires de droit : ainsi, selon eux, tout un chacun pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme &laquo; d&eacute;linquant &raquo; ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La possible multiplication des accords illicites et des abus de position dominante de la part des grandes industries du disque : en effet, si cette loi &eacute;tait adopt&eacute;e, les majors pourraient imposer au public les logiciels permettant de lire leurs &oelig;uvres num&eacute;riques (comme si notre boucher ne nous vendait son jarret que sous la condition d&rsquo;utiliser un Laguiole pour le d&eacute;couper !) ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 12pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La menace qui p&egrave;se sur les biblioth&egrave;ques et les m&eacute;diath&egrave;ques, &eacute;tant donn&eacute; qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;expiration des droits sur une &oelig;uvre, le contr&ocirc;le technique par brouillage, cryptage ou obligation de l'utilisation d&rsquo;un logiciel donn&eacute; courrait toujours. Ainsi, les professionnels du service public consid&egrave;rent que les conditions d&rsquo;acc&egrave;s aux oeuvres diffus&eacute;es seraient porteuses d&rsquo;un nouveau frein pour l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la culture et au savoir (augmentation des co&ucirc;ts li&eacute;s &agrave; l'usage et &agrave; la large diffusion des oeuvres...) ;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><font size="3">&#61623;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>La possibilit&eacute; de censurer - sous couvert des droits d&rsquo;auteur - les &laquo; </font><a href="http://www.futura-sciences.com/../../comprendre/g/definition-logiciel-libre_3959.php"><span style="COLOR: black"><font size="3">logiciels libres</font></span></a><font size="3"> &raquo;, qui sont pourtant consid&eacute;r&eacute;s par la Commission de l&rsquo;Economie G&eacute;n&eacute;rale, des Finances et du Plan, comme la seule possibilit&eacute; pour la France de recouvrer son ind&eacute;pendance technologique. En effet, l'amendement &quot;VU / SACEM / BSA / FT Division Contenus&quot; au projet de loi stipule que l'&eacute;dition, la diffusion et la promotion de tout logiciel susceptible d'&ecirc;tre utilis&eacute; pour mettre &agrave; disposition des informations prot&eacute;g&eacute;es par le droit d'auteur et n'int&eacute;grant pas un dispositif de contr&ocirc;le et de tra&ccedil;age de l'usage priv&eacute; est assimilable &agrave; un d&eacute;lit de contrefa&ccedil;on.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="TEXT-JUSTIFY: inter-ideograph; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"><br /><font size="3">Si le projet de loi relatif aux droits d&rsquo;auteur et aux droits voisins dans la soci&eacute;t&eacute; de l&rsquo;information est sujet &agrave; un vaste d&eacute;bat dans le grand public et les associations de consommateurs, il en est de m&ecirc;me au sein de la classe politique, o&ugrave; le gouvernement et les d&eacute;put&eacute;s s&rsquo;affrontent sans rel&acirc;che. Les discussions doivent reprendre aujourd&rsquo;hui, et m&ecirc;me si les visions des industries du disque, des internautes et des d&eacute;put&eacute;s sont oppos&eacute;es, tous les regards convergeront cette apr&egrave;s-midi vers l&rsquo;Assembl&eacute;e Nationale...<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Dec 2005 12:17:23 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1811004</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de ConfÃÂ©rence juridique ACTOBA]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1680804</link>        <description><![CDATA[Dépôt légal, copie privée, mesures techniques de protection, gestion numérique des droits...autant de <br />
sujets sur lesquels le projet de loi sur le droit d'auteur (en cours d'adoption) aura un impact direct. <br />
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Pour vous donner une visibilité sur cette réforme, Actoba et le Cejem (Université Panthéon-Assas) <br />
organisent une conférence juridique réunissant notamment les sociétés Free, Philips, Sony France, l'Adami, l'association UFC Que Choisir mais <br />
aussi de nombreuses personnalités juridiques (professeurs de droit, magistrats, avocats).  <br />
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Pour en savoir plus sur cette conférence et vous inscrire : <br />
http://www.conferences-juridiques.com ]]></description>
        <pubDate>Wed, 14 Dec 2005 15:52:11 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1680804</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Philippe AIGRAIN]]></title>
        <link>http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1649147</link>        <description><![CDATA[Linformation et les droits intellectuels entre biens communs et propriété<br />
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« Les logiciels libres sont infiniment précieux pour deux raisons. La première raison cest quils sont le seul bien commun informationnel qui ait atteint sa maturité. Tous les autres se battent encore pour atteindre la masse critique, et pour réussir à bâtir des alliances avec le monde de léconomie physique qui assure la libération de leur potentiel de développement. Les encyclopédies libres comme Wikipedia et les publications scientifiques ouvertes, notamment à travers la Public Library of Science sont en train datteindre ce stade. La deuxième raison, cest que les logiciels libres sont la base technique qui permet à tous les autres biens communs informationnels de fonctionner. »<br />
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Une invitation à construire ensemble les biens communs du futur.<br />
Une invitation à parcourir les autres articles de Philippe Aigrain sur son site debatpublic.net.<br />
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Cet article est la transcription dune intervention dans un débat du Conseil Social de lUniversitat Pompeu Fabra à Barcelone le 30 Mars 2004. On trouvera une version courte de ce texte dans le premier numéro des Nouveaux Dossiers de lAudiovisuel (septembre 2004), avec cette précision de lauteur : « Je désapprouve fermement le titre donné à ce n° ("piratage : arme de destruction massive de la culture ?"). Le titre prévu était "piratage ou partage". Partagez mon article ».<br />
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Bonjour. Mes remerciements les plus chaleureux au Conseil Social de lUniversitat Pompeu Fabra qui me donne cette occasion de partager avec vous quelques vues sur ces sujets déterminants pour le futur de nos sociétés. Cest un honneur de tenter de le faire dans la ville de Manuel Castells. Je regrette de ne pas savoir parler catalan ni castillan, même si je lis plus ou moins ces deux langues, et jai donc pu me familiariser un peu avec le débat public dans votre pays sur ces questions.<br />
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Depuis quelques années, jessaye de reprendre à la racine la question des droits intellectuels, cest à dire les droits de chacun dentre nous dans la sphère intellectuelle, en partant de ce que nous voulons obtenir, et en examinant quels sont les instruments appropriés pour y parvenir, quil sagisse de la reconnaissance de droits positifs pour le domaine public volontaire, ou de la concession de monopoles de propriété. Ce nest pas de cet effort que je vais vous parler aujourdhui, parce que vous pouvez lire les textes correspondants [1], et surtout parce quil y a un préalable plus urgent : celui de maintenir ces questions ouvertes, de ne pas laisser se refermer sur elles létau de réponses toutes faites.<br />
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Vous avez du déjà comprendre à partir du titre de mon exposé que je vous propose de situer le débat au niveau de lensemble des échanges dinformation et des droits de tous à légard des productions et échanges intellectuels. Certains groupes dintérêt veulent restreindre le champ du débat à un domaine plus étroit, limité au commerce électronique, ou à des modèles commerciaux dindustries particulières. Les questions quils se posent sont légitimes dans ce cadre étroit, mais on ne peut définir les arbitrages pour lintérêt général quen se situant à un niveau plus large.<br />
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Partons donc de ce que jai appelé lécologie sociale des échanges dinformation. Quest-ce qui se passe lorsque nous prenons une perspective écologique sur les échanges dinformation ? Précisons tout dabord que par information, jentends tout ce qui peut être créé, stocké, échangé sous la forme dinformation, et toute les technologies informationnelles pour le faire. Regardons donc quelles espèces dinformation existent, qui les produit, quelle diversité dindividus existe dans chaque espèce ? Qui diffuse quoi à qui ?<br />
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Que voyons-nous ? Une immense diversité. Tout dabord, il y a la communication inter- personnelle qui sest transformée en un véritable média (pensez par exemple au rôle du courrier électronique dans la mobilisation aux Etats-Unis contre la guerre en Irak, ou à celui des SMS dans la période qui a suivi les effroyables attentats que votre pays vient de connaître). Vous avez lexpression libre à travers les pages personnelles et les blogs, que certains traitent avec mépris, mais dont je pense quil sagit dun développement enthousiasmant de la capacité dexpression humaine. Vous avez la famille gigantesque de la production coopérative par des pairs de linformation, du savoir et des logiciels : par exemple, les médias coopératifs, lannotation coopérative des génomes, et bien sûr, les logiciels libres. Vous avez des milliards de photographies numériques dont des millions sont rendues disponibles librement sur le Web par leurs auteurs. Vous avez la vidéo personnelle et la musique : 10 millions de personnes ont des home studios en Europe et des dizaines de millions de foyers possèdent des caméscopes, et pourtant on raisonne toujours à propos du son et de limage animée comme si nous étions à lépoque où seuls les scribes pouvaient écrire. Vous avez linformation scientifique, linformation gouvernementale, les bibliothèques, les archives, le patrimoine numérisé. Vous avez linformation émanant des sociétés privées ou les concernant. Oui il y aussi des bases de données professionnelles. Jai failli oublier : il y a aussi la télé-diffusion (broadcast), cette petite niche qui a réussi à coloniser une si grande part du temps des gens  [2] et lédition. Vous savez ces gens qui fusionnent tout le temps. Il marrive de rêver que lorsque Disney, AOL-Time Warner, Microsoft/MSNBC, Viacom, Bertlesmann, Vivendi-Universal, Murdoch News Group, Mediaset et peut-être même Prisa Group auront fusionné, la très grosse bête qui en résultera finira par imploser. Mais jai peur que cela ne se passe pas comme cela.<br />
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Il y a donc deux vues de cet univers. Il y a des gens qui pensent « combien de copies de ce titre particulier est ce que je vais vendre ? », et ils veulent quil y ait aussi peu de titres que possible de façon à pouvoir concentrer tous les moyens de promotion, et synchroniser les comportements dachats des gens. Comme Corbis, lune des compagnies personnelles de Bill Gates qui possède plus de 100 millions de photographies, mais nen rend accessible quun ou 2 % même si on est prêt à payer le prix fort, parce que leur modèle commercial seffondre sils acceptent une véritable diversité de loffre. Et puis, sur lautre versant, vous avez limmense diversité des sources dinformation et de linformation elle-même dans lécosystème général.<br />
<br />
Comment donc cet écosystème social peut-il être équilibré ? Comment permettre aux espèces dinformation et aux espèces déchanges dinformation dêtre florissantes, de se nourrir les unes les autres (je veux dire métaphoriquement) ? Comment peut-on empêcher certaines espèces de devenir des prédateurs dévastateurs qui ne peuvent survivre quen exterminant toute concurrence ?<br />
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La clé de cet équilibre, cest lexistence et la valeur primordiale des biens communs informationnels (¿procomún de información ?). Les biens communs informationnels se composent : dinformation et de technologies informationnelles, librement accessibles et utilisables, et qui peuvent être crées à partir de celles qui existent, ainsi que des personnes et des groupes qui les créent et les utilisent.<br />
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Où si vous le voulez des documents de tous médias, des logiciels, des réseaux pair à pair symétriques, des licences libres, et des communautés ouvertes à tous. Pourquoi donc lexistence de biens communs informationnels dans chaque type de média est-elle essentielle à léquilibre de lécosystème des échanges dinformation ? Parce quelle constitue la condition de lappropriation possible par tous de ces médias, de ce que les anglo-saxons appellent la « media literacy », la possibilité pour chacun de recevoir de façon critique mais aussi de créer et démettre dans chaque média.<br />
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Tout individu a droit à la liberté dopinion et dexpression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations et les idées par quelque moyen dexpression que ce soit.<br />
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Ce nest pas la défense dun pirate que je viens de vous lire, cest larticle 19 de la déclaration universelle des droits de lhomme.<br />
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Or cette existence de biens communs informationnels est loin dêtre assurée dans certains domaines. 109 ans après linvention des médias enregistrés temporels (grammophone et cinéma à lépoque), nous navons toujours presque aucun document sonore ou dimage animée de domaine public, à lexception de ceux mis volontairement dans le domaine public par quelques créateurs ou associations encore trop isolés.<br />
<br />
Les logiciels libres sont infiniment précieux pour deux raisons. La première raison cest quils sont le seul bien commun informationnel qui ait atteint sa maturité. Tous les autres se battent encore pour atteindre la masse critique, et pour réussir à bâtir des alliances avec le monde de léconomie physique qui assure la libération de leur potentiel de développement. Les encyclopédies libres comme Wikipedia et les publications scientifiques ouvertes, notamment à travers la Public Library of Science sont en train datteindre ce stade. La deuxième raison, cest que les logiciels libres sont la base technique qui permet à tous les autres biens communs informationnels de fonctionner.<br />
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Supposons maintenant que nous ayions demandé en 1985 à Microsoft sils voulaient quil existe des logiciels libres, en 1990 à Compton (la société qui possède Encyclopedia Britannica) sils voulaient quil existe des encyclopédies libres, et à Reed-Elsevier en 1995 sils voulaient quil existe des publications scientifiques ouvertes. Et ceci dans un contexte où les mêmes lobbies prétendraient parler au nom des éditeurs de logiciels et des développeurs, ou bien au nom des éditeurs dencyclopédies et des auteurs darticles dencyclopédie, ou bien au nom des éditeurs scientifiques et des scientifiques eux- mêmes. Nous aurions perdu un pan entier de la richesse culturelle de lhumanité.<br />
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Supposons que nous ayons été encore plus fous, et que nous ayions laissé les mêmes groupes dintérêt décider des lois qui définissent les droits intellectuels et imposer des technologies forçant la mise en oeuvre de la vision la plus restrictive de ces lois (puisque toute implémentation technologique du contrôle daccès fait par nature le choix de la restriction). Alors ce nest pas seulement ces extraordinaires biens communs que nous aurions perdu, cest la liberté même den imaginer de nouveaux. Or ces nouveaux biens communs sont à notre portée, pour tous les médias, même sils doivent à chaque fois être réinventés, puisquon ne peut pas traiter les photographies ou la musique avec les mêmes instruments que les logiciels.<br />
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Après ce petit détour écologique, nous pouvons nous poser des questions comme :<br />
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Est-ce que quelquun peut posséder linformation ? Qui ? Qui peut utiliser les connaissances et les créations qui sont représentées par de linformation et comment ? Qui peut créer et utiliser des outils (logiciels, bases de données, réseaux) pour créer, échanger et traiter linformation ? Quels sont les droits des créateurs, des usagers, des distributeurs de linformation ?<br />
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Est-ce que ce sont des questions pour des juristes, ou des questions pour des ingénieurs spécialisés ? Je ne crois pas. Ce sont des questions à propos du monde dans lequel nous voulons vivre. Est-ce que nous voulons un monde dans lequel un petit nombre de groupes industriels peuvent fournir un nombre limité de titres pour la réception passive et la consommation synchronisée de ceux qui sont assez riches pour les acheter, ou au moins assez consommateurs pour que cela vaille la peine de vendre leur temps dattention aux annonceurs publicitaires ? Ou bien est-ce que nous voulons un monde ou beaucoup peuvent sadresser à tous, et tous ont la capacité de recevoir de façon critique et de faire entendre leur voix ?<br />
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Si nous choisissons ce dernier monde, est-ce que nous devons avoir peur que les incitations à créer disparaissent et que les créateurs reçoivent encore moins rémunérés quils ne le sont aujourdhui ? Revenons à notre question première : « qui diffuse quoi à qui ? » Connaissons-nous tellement de créateurs dont les oeuvres aient été diffusées de leur vivant à un large public, aient été appréciées, et qui nen aient pas tiré des bénéfices substantiels, direct et indirects ? Et lorsque cest arrivé, les bandits qui les ont privé de leur rémunération étaient-ils ceux qui appréciaient leurs oeuvres, ou bien ceux avec qui ils avaient signé des contrats ?<br />
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Ou, si vous voulez un exemple concret, il y a quelques mois, un éditeur nous a enfin livré le premier volume des oeuvres complètes dIvan Illich, lauteur entre autres de Tools for conviviality, dont la plupart des essais étaient devenus indisponibles dans toutes les langues. Avant sa mort, les détenteurs des droits dans différents pays refusaient de rééditer ces ouvrages, mais certains dentre eux - pas celui qui édite aujourdhui ces oeuvres complètes en français - ne se privaient pas de menacer de procès ceux qui les mettaient en ligne après les avoir ressaisis à la main.<br />
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Nous avons dimmenses problèmes à résoudre dans la construction des biens communs informationnels et dans linvention de la bonne façon den financer la création. Des problèmes comme celui des équilibres entre les langues, comme la lutte contre le primat de linstantané et des flux pour réinventer le temps de la réflexion, de lécoute et de la critique. Des problèmes comme le financement public et sociétal de la culture et de la création. Ce sont des grands défis, et nous ne pouvons pas nous permettre de laisser quelques groupes dintérêt nous lier avec des chaînes au moment daffronter ces défis.<br />
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Bien sûr, si nous parvenons à construire le monde où beaucoup peuvent sadresser à tous, il y aura des éditeurs, des broadcasters dans ce monde. Il y aura des livres car ce sont des objets irremplaçables, et il y aura quelque chose comme des disques. Il y aura des films et des lieux pour les voir. Mais les règles du jeu de la propriété et plus encore les mécanismes dexécution de ces règles doivent être compatibles avec la durabilité et la diversité de lécosystème des échanges dinformation. Cela signifie que nous ne pouvons pas avoir de brevets sur linformation, nous ne pouvons pas avoir de mise en oeuvre du copyright par la technologie du contrôle daccès (système de gestion des droits numériques), ou dincrimination des outils légitimes du partage dinformation. Jinsiste particulièrement sur le rejet des systèmes de gestion de droits numériques. Ce sont des véritables attentats aux droits dauteur. Car toute lhistoire des droits dauteur est fondée sur sur le fait quil ny a rien dans le chemin de lusage. Sil le faut pour rassurer les créateurs en place sur leur rémunération, on peut vivre avec des licences légales obligatoires, on peut vivre même avec des redevances sur les disques durs, on peut et même on doit vivre avec des systèmes qui vous informent des droits dusages pour un document donné, mais pas avec des systèmes techniques de mise en oeuvre forcée des droits par contrôle daccès. Et pas plus avec la dernière horreur inventée par les idéologues du maintien des intérêts industriels existants, à savoir la taxation des flux montants, cest à dire lofficialisation de lorganisation de la rareté. Car nous navons quune infrastructure commune pour toute la société de linformation, et nous ne pouvons pas la laisser détruire par ceux qui redoutent plus que tout la diversité et le lien direct entre créateurs et usagers.<br />
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Bernardo Bertolucci a demandé à Jean-Luc Godard la permission dutiliser des extraits de ses films pour le film « Soñadores ». Jean-Luc Godard lui a répondu « prends ce que tu veux, il ny a pas de droits dauteur, seulement des devoirs ». Je nirai pas pas jusque là, je crois quil y a des droits dauteur et aussi des devoirs. Le plus important et le plus difficile de ces devoirs est de faire confiance à ceux qui aiment leurs oeuvres, et de leur offrir la possibilité de manifester leur reconnaissance y compris financièrement, sans prétendre installer une police technologique des droits de propriété. Ivan Illich a prononcé une conférence au début des années 1980 [3] où il disait quil fallait défendre le silence contre les ordinateurs, ou plus exactement contre un certain type dusage des ordinateurs pour gérer la société. Cétait à une époque où ni lui, ni moi navions encore compris que les ordinateurs pouvaient être loutil de la réinvention des biens communs, de leur libération sans autres limites que le nombre desprits sur la planète. On voyait surtout le côté DRM et contrôle, et pas vraiment encore le côté coopération humaine. Mais dans ce texte, il a écrit deux phrases que je voudrais laisser résonner dans votre esprit, et que je me suis permis de traduire en français et de réorganiser pour les rendre autonomes. La première phrase énonce un programme :<br />
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La gestion électronique est une question politique dont on peut discuter de plusieurs manières. Je propose de la traiter comme une question décologie politique.<br />
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La seconde résonne aujourdhui comme une menace :<br />
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La défense des biens communs constitue la tâche publique cruciale pour laction politique dans les années 1980. Il faut se consacrer de façon urgente à cette tâche, parce que les biens communs peuvent exister sans police, [alors que lorsquon les réduit à de pures ressources productives ...] elles ont besoin de police, de plus en plus de police, et dans des formes de plus en plus subtiles.<br />
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Sil vous plaît, ne laissez pas quelques intérêts particuliers nous ramener à cette situation défensive critique dil y a 20 ans. Construisons ensemble les biens communs du futur.<br />
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Puisquon parle de devoir, jespère quau moins, je nai pas abusé de votre temps.<br />
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Philippe Aigrain<br />
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[1] Le texte « Positive Intellectual Rights and Information Exchanges » a été écrit en 2000. Sa version finale paraitra dans Rishab Aiyer Ghosh, ed., CODE, MIT Press, 2004. En voici un pre-print dune version antérieure et une version française. Une présentation plus historique et politique des droits intellectuells positifs se trouvent dans le texte « Où en sont les droits intellectuels positifs ? ».<br />
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[2] Voir larticle fameux de John Condry, « Thief of Time, Unfaithful Servant », Daedalus (Winter 1993) : 259- 278.<br />
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[3] Silence is a commons.]]></description>
        <pubDate>Mon, 12 Dec 2005 09:00:13 +0100</pubDate>        <guid >http://droitdelaculture.over-blog.com/article-1372806-6.html#comment1649147</guid>
                                            </item>
  
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