Présentation

Dimanche 25 juin 2006

CENTRE NATIONAL DU THEATRE (CNT)

A signaler de nombreuses fiches très intéressantes sur des sujets variés à l'adresse suivante:

Documentation juridique

Sébastien JUSTINE
Chargé de l'information juridique
--
Centre national du Théâtre
134, rue Legendre - 75017 PARIS

Permanence du service juridique :
Tél. : 01 44 61 85 33 (le mardi et le mercredi de 14h à 18h30)
Fax : 01 44 61 84 86

Adresse web : www.cnt.asso.fr

par CNT publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Lundi 15 mai 2006
par Serge Regourd publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Lundi 10 avril 2006

L'Association professionnelle et artistique du théâtre (APAT) a modifié pour 2006 le règlement d'attribution des Molières. Cette 20e cérémonie des Molières se déroulera le lundi 24 avril 2006, au Théâtre Mogador. 

par APAT et Webthea.com publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Dimanche 19 mars 2006

La formation au métier de comédien(ne)

Source : ONISEP

Incarner un premier rôle mythique sur scène, apparaître dans un téléfilm en tant que figurant, tenir seule une salle en haleine, doubler en français un acteur de série américaine ou tourner dans un spot publicitaire sont quelques-unes des multiples réalités du métier de comédien.

1. Nature du travail: de multiples casquettes

Jouer un rôle, traduire une action, faire vivre un texte ou un scénario sur scène, tel est l'art du comédien. Pour emporter le spectateur dans la vie du personnage qu'il incarne, cet artiste apprend son rôle jusqu'à le posséder parfaitement et fait appel à différentes techniques vocales, gestuelles, corporelles et respiratoires. Sous la direction d'un metteur en scène, ou d'un réalisateur au cinéma, il utilise - ou oublie, selon le cas - ses propres émotions pour faire ressentir celles de son personnage. Mais la réalité du comédien ne se limite pas à la scène. Il peut aussi être en charge d'un théâtre et enseigner l'art dramatique, ou diriger une compagnie et passer à la mise en scène.

Le comédien est souvent bon danseur, chanteur, et même musicien. Artiste complet et polyvalent, il est rarement cantonné à un seul type de rôle et peut incarner un grand nombre de personnages au cours de sa carrière. À chaque contrat, à chaque spectacle monté, l'apprentissage de son texte, les répétitions, les représentations, les tournées, les tournages ou les enregistrements constituent son quotidien. Le mode de vie de ce professionnel est donc rythmé par des périodes de travail intense, qui ne laissent guère de place à la routine.

2. Conditions de travail : de la scène au studio

Certains comédiens appartiennent à une compagnie attachée à un théâtre ou à une troupe. D'autres travaillent, parfois simultanément, pour la télévision ou pour une société de production cinématographique, qu'ils soient figurants (ils font alors une simple apparition), premiers ou seconds rôles, ou qu'ils doublent en français une production étrangère. D'autres encore interviennent sur les ondes dans des pièces ou des feuilletons spécialement écrits pour la radio, se produisent dans les music-halls, les cabarets, les cafés-théâtres ou les cirques.

Les débuts sont difficiles dans ce métier. Les films publicitaires, pour lesquels travaillent aussi des grands noms de la scène, les spectacles d'entreprise, ceux qu'organisent les clubs de vacances ou les parcs de loisirs peuvent assurer quelques débouchés, de même que l'enseignement : on y trouve des débutants comme des acteurs patentés.

Peu de comédiens arrivent à percer et à vivre exclusivement de leur talent. Ceux qui font carrière ont souvent commencé très tôt. Mais même ceux-là doivent se battre pour trouver de nouveaux engagements. Pour se faire connaître et se voir proposer des rôles, les comédiens multiplient les auditions, et ceux qui le peuvent ont recours aux services d'un agent artistique qui prend en charge les contacts professionnels et la recherche de contrats. Rares sont les comédiens salariés. Tous alternent périodes de travail et périodes d'inactivité, et le statut largement dominant est celui, précaire, des intermittents du spectacle.

3. Vie professionnelle : une grande précarité

La profession est marquée par le chômage. Les comédiens peinent en effet à passer d'un contrat à un autre dans des délais acceptables. En outre, la concurrence est rude, l'insertion difficile, sans aucune assurance de réussite. La majorité des comédiens sont donc contraints de se tourner vers des activités annexes pour s'assurer des revenus décents.

S'agissant des perspectives d'évolution, chaque parcours est personnel et unique. Néanmoins, quelques tendances se dégagent. Certains acteurs se tournent ainsi vers la mise en scène, montent leur propre compagnie de théâtre ou se lancent dans la gestion d'une structure artistique.

Rémunération
: Le revenu des comédiens, qui varie énormément en fonction de leur notoriété, est de deux natures : les cachets, qui sont liés à leurs contrats, et, pour une part non négligeable, les indemnités de chômage.

4. Compétences : talent et persévérance
 
Certes, pour faire la différence lors d'une audition, le talent est essentiel. Mais il n'est pas suffisant. Pour se distinguer de tous les autres postulants, le comédien doit aussi montrer sa détermination à obtenir le rôle. Persévérance et motivation sont donc des atouts primordiaux dans ce métier. En outre, la maîtrise de soi, de grandes capacités de concentration et de mémorisation alliées à une bonne élocution sont attendues chez tout professionnel.

5. Accès au métier : une solide formation initiale

Se former en autodidacte reste possible, mais le métier tend à se professionnaliser. La quasi-totalité des acteurs ont suivi des formations pour acquérir les différentes techniques, se préparer à la scène et appréhender le milieu artistique et ses règles. Dans la majorité des cas, la formation se déroule dans des écoles, bien que certaines universités proposent aussi des cursus consacrés aux arts du spectacle.

5.1. Les conservatoires et grandes écoles nationales

L'admission aux conservatoires et aux écoles se fait par concours. Pour être reçu, il est indispensable d'avoir suivi une préparation.

  • Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris (CNSADS), 2 bis rue du Conservatoire, 75009 Paris. Tél. 01 42 46 12 91 . Trois ans d'études. Âge requis : 18 à 23 ans.
  • École supérieure d'art dramatique (ESAD), Théâtre national de Strasbourg, 1 avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg. Tél. 03 88 24 88 59 . Trois ans d'études. Âge requis : 20 à 25 ans.
  • École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT), 4 rue Soeur Bouvier, 69322 Lyon Cedex 05. Tél. 04 78 15 05 05 . Âge requis : moins de 25 ans.
  • Conservatoires de région et conservatoires municipaux. Accessibles à tous, les conservatoires de région et les conservatoires municipaux peuvent constituer une première étape dans l'apprentissage de l'art dramatique. Recrutement sur audition ou concours. Deux ou trois ans d'études. Attention, ces formations ne sont pas professionnelles, hormis celles de Bordeaux et de Montpellier, mais elles permettent de se présenter aux concours d'entrée des écoles nationales.

    • Conservatoire national de région de Bordeaux, 22 quai Sainte-Croix, 33800 Bordeaux. Tél. 05 56 92 96 96 . Trois ans d'étude. Âge requis : 16 à 25 ans. Concours tous les deux ans.
    • Conservatoire national de région de Montpellier, 14 rue Eugène Lisbonne, 34000 Montpellier. Tél. 04 67 66 88 40 . Trois ans d'études. Âge requis : 18 à 25 ans

5.2. Autres établissements reconnus

Certains établissements reconnus par le ministère de la culture dispensent des formations appréciées et souvent gratuites. Recrutement sur concours. Deux ou trois ans d'études. Bon préalable pour l'entrée aux grandes écoles nationales. Par exemple :  
  • École du Théâtre national de Bretagne (ETNB), 1 rue Saint-Hélier, BP 675, 35008 Rennes. Tél. 02 99 31 55 33 . Concours tous les trois ans. Âge requis : 18 à 25 ans.
  • École du Centre dramatique national de Saint-Étienne, 7 avenue Émile Loubet, 42000 Saint-Étienne. Tél. 04 77 25 01 24.
  • École régionale d'acteurs de Cannes (ERAC), 68 avenue du Petit Juas, 06000 Cannes. Tél. 04 93 38 73 30.

5.3. Formations universitaires

Les formations théâtrales universitaires sont plus théoriques, même si la pratique est également enseignée. Allant de la licence au master recherche  : licence LMD Lettres, langues, arts mention arts du spectacle études théâtrales   , licence LMD Sciences humaines et sociales mention arts du spectacle, master pro Langages, cultures et sociétés mention arts spécialité arts du spectacle ...

5.4. Enseignement privé

Les formations privées, très nombreuses, ne sont sanctionnées par aucun diplôme et ne sont pas reconnues par l'État. Leur valeur est très variable. Le cours Florent et le cours René Simon figurent parmi les cours privés les plus prestigieux. Les coordonnées des cours d'art dramatique ainsi que des informations sont disponibles au Centre national du théâtre.

5.5. Les diplômes :

Attestation du conservatoire national supérieur d'art dramatique

Classe d'art dramatique (niveau III)

Diplôme de comédien des écoles d'art dramatique

Diplôme de comédien (ESAD Strasbourg)

Diplôme de l'ENSATT section comédiens

Diplôme d'école privée de comédien

licence LMD Arts, lettres, langues, communication mention arts du spectacle

licence LMD Arts, lettres, langues et civilisation mention théorie et pratique des arts du spectacle

licence LMD Humanités et sciences humaines mention arts du spectacle

licence LMD Lettres et sciences humaines mention arts du spectacle

licence LMD Lettres, langues, arts mention arts du spectacle

licence LMD Lettres, langues, arts mention arts du spectacle études théâtrales

licence LMD Sciences humaines, arts et culture mention arts du spectacle

licence LMD Sciences humaines et sociales mention arts du spectacle

master pro Langages, cultures et sociétés mention arts spécialité arts du spectacle

6. Sources et ressources

Publication Onisep : Les Métiers du spectacle, Parcours, 2005, Onisep

Cinq adresses utiles 

- Agence nationale pour l'emploi spectacles, 75011, Paris, 01 53 36 28 38. Site web : http://www.anpe.fr
- Association pour l'insertion professionnelle des jeunes artistes, 75017, Paris, 01 40 68 74 15. 
- Centre national du théâtre, 75003, Paris, 01 44 61 84 85. Site web : http://www.cnt.asso.fr
- Fonds d'assurance formation des activités du spectacle, 75011, Paris, 01 53 36 28 33. 
- Syndicat français des artistes interprètes, 75009, Paris, 01 53 25 09 09.

par ONISEP publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Samedi 4 mars 2006
par Yahoo publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Samedi 4 mars 2006
SAUVONS LE OFF !

Le conseil d’administration d’Avignon-Demain, réuni le 1er mars 2006, constate avec inquiétude la division actuelle des professionnels du théâtre participant au Festival Off.

Deux camps antagonistes sont en présence : d’un côté AFO (Avignon Festival Off), association qui a pris la suite d’APO (Avignon Public Off) en donnant plus de place aux compagnies de théâtre et ARTO (Avignon réseau théâtre œuvres) qui regroupe quinze théâtres permanents d’Avignon ; d’un autre côté ALFA (Association des lieux de festival en Avignon) qui représente plus d’un tiers des lieux utilisés pendant le Off et les Scènes d’Avignon qui réunissent les cinq théâtres permanents conventionnés avec la Ville.

Chaque camp rejette sur l’autre la responsabilité de la division et envisage d’éditer son programme et ses cartes de réduction. Autant qu’on puisse en juger les enjeux sont surtout financiers (le programme et les cartes ont dégagé plus de 500 000 euros de bénéfice en 2005) et les rivalités de personnes n’arrangent rien.

Avignon-Demain considère qu’une municipalité responsable et ayant une véritable politique culturelle aurait un rôle important à remplir dans le domaine de la concertation et de l’incitation. Loin de jouer ce rôle, la municipalité actuelle se comporte ouvertement comme Ponce Pilate tout en exacerbant en sous-main les divisions (en promettant par exemple des locaux à l’hôtel de Brantes à AFO, puis en revenant sur cette promesse suite à diverses pressions).

Avignon-Demain regrette vivement la situation actuelle et espère que l’esprit de responsabilité de toutes les parties en présence – acteurs, compagnies, directeurs de salle et lieux – permettra de surmonter les intérêts particuliers. Nous pensons que le public avignonnais a aussi sa place dans les débats et qu’il faudrait trouver un moyen de l’associer, pour arriver notamment à un festival mieux enraciné dans les quartiers.
 
OFF – COMMENT ON EN EST ARRIVÉ LÀ ?

En 2004, nous, les Scènes d’Avignon, nous nous sommes rangées derrière Avignon Public Off, dont Alain Léonard était le gérant.

Malgré ses dérives et sa tendance à l’opacité, APO était pour nous un outil culturel collectif que nous devions conserver. Nous connaissions bien Alain Léonard. C’était l’un des nôtres. Il sortait de la profession. Nous l’avions vu jouer. Il venait de la base. Il a créé Avignon Public Off en 1982.

Au cours du Festival 2004, il a commencé à être poussé vers la sortie, non seulement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur même d’Avignon Public Off ! En attendant, et peut-être en partie grâce à lui, en 2005 l’unité s‘est reconstituée et pour le Festival nous avons eu un programme et une carte d’abonnement uniques, ce qui fut apprécié par le public et par les compagnies. Et pour 2006, nous attendions que soit reconduite la même unité.

Mais Léonard a été démissionné et, à partir de là, s’est amorcée une re-fondation, une sorte de mutation inattendue, de type centraliste – ce mal français par excellence – et enfin, sous la houlette de Jean-Claude Walter qui assurait l‘intérim, Avignon Public Off a accouché d’Avignon Festival Off, et d’un délégué général.

Nommé en novembre, ce délégué général est arrivé à Avignon en janvier. Vient-il d’un théâtre, d’une compagnie, du monde du showbizz ? Non pas du tout ! Ayant été danseur dans sa jeunesse, il nous arrive du monde politique.

Ici ou là, à un ou deux, à trois ou quatre, il nous a dit, vous les associations, ALFA, ARTO, Scènes d’Avignon, vous allez vous dissoudre. Et, dans AFO, les uns auront tant de sièges, les autres tant de sièges, les troisièmes tant de sièges au conseil d’administration, dans lequel il y aura des représentants de telle et telle organisation, des personnalités qualifiées (?), les anciens présidents, etc. Il comptait tout diriger, et plutôt arbitrairement. Avec la meilleure bonne volonté de notre part, ça ne pouvait pas marcher.

Et voilà comment nous, les Scènes d’Avignon, qui avions été derrière Avignon Public Off, nous sommes retrouvées devant un Avignon Festival Off qui a jeté toute l’ancienne équipe d’Avignon Public Off, tous les accords passés, qui croit que le Off lui appartient et qui crée, sous couvert d’une prétendue légitimité, une scission pour agir à sa guise et pour escamoter vers où, vers quoi (?) les 420 000 € générés par les cartes d’abonnement, c’est-à-dire par les compagnies qui accordent au public des tarifs préférentiels, et qui sont à gérer autrement dans l’intérêt collectif des artistes.

Nous avons appelé à la fondation d’une maison commune, mais après le départ de l’Adami et d’AFO lors de la réunion du 20 février à la mairie d’Avignon, nous Scènes d’Avignon, avec des indépendants et avec l’Association des lieux du Festival d’Avignon, avons appelé et appelons simplement à la seule solution acceptable pour l’union du Off, la fondation d’une association à direction collégiale : Avignon Festival & Compagnies.

Scènes d’Avignon est une association des théâtres du Balcon, des Carmes, du Chêne-Noir, du Chien-qui-fume, des Halles.

André Benedetto, 1er mars 2006
par Avignon - Demain publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Dimanche 29 janvier 2006

Organiser un spectacle théâtral


Deux fascicules élaborés par l’Agence culturelle d’Alsace disponibles sur internet :


. Organisateur de spectacle


La sécurité des spectacles 


L’Agence culturelle d’Alsace est une structure mise en place par le département et la région Alsace avec le soutien de la DRAC.


par Agence culturelle d’Alsace publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Jeudi 26 janvier 2006

La licence d'entrepreneur de spectacles

mise à jour : août 2003


La licence d'entrepreneur de spectacles est désormais obligatoire pour tout responsable de structure associative ou commerciale dont l'activité habituelle est la production de spectacles.

Les licences sont déconcentrées et les directeurs régionaux des affaires culturelles sont les autorités compétentes pour instruire les dossiers de licences d'entrepreneurs de spectacles par délégation des préfets.

Réglementation de la profession du spectacle

La réglementation de la profession du spectacle débute avec l'ordonnance du 13 octobre 1945 relative aux spectacles, qui définit et organise la profession d'entrepreneur de spectacles et met en place la licence.
Cependant, la loi n° 99-198 du 18 mars 1999 (J.O. du 19 mars 1999), qui n'abroge pas complètement l'ordonnance initiale, en garde les dispositions relatives à la protection des salles qui, depuis 1945, ont assuré malgré des difficultés certaines, le maintien des salles de spectacles et des garanties économiques liées à leur exploitation.
Comme par le passé, aucune salle de spectacles ne pourra être désaffectée ou démolie sans une autorisation du ministre chargé de la culture, et les contrats de location, cession de fonds de commerce et baux devront toujours, à peine de nullité être autorisée par celui-ci.

La licence peut se définir comme étant une autorisation professionnelle qui a pour but de professionnaliser le secteur très varié du spectacle vivant en demandant à tout candidat d'offrir des garanties à la fois administratives et juridiques. Elle permet, par ailleurs, le contrôle du régime de protection sociale des artistes qui sont en situation de salarié vis-à-vis de leur employeur, l'entrepreneur de spectacles. La délivrance et le renouvellement de la licence permettent de vérifier la régularité de la situation de l'entrepreneur de spectacles au regard de ses obligations sociales et réglementaires.
A l'origine, l'ordonnance du 13 octobre 1945 interdisait la constitution de société à responsabilité limitée pour l'exploitation d'une entreprise de spectacles et ne prévoyait pas qu'une association puisse être titulaire d'une licence d'entrepreneur de spectacles. Des textes intervenus ces dernières années (loi du 5 janvier 1988 et loi du 31 décembre 1992) ont ouvert aux SARL et aux associations la possibilité d'être entrepreneur de spectacles.
Par ailleurs, la loi du 18 mars 1999 a élargi le champ d'application de la licence au secteur public (théâtres municipaux en régie directe et établissements publics tels que les théâtres nationaux), ainsi qu'aux départements d'outre-mer.

Enfin, la loi de 1999 donne une définition des notions de spectacle vivant et d'entrepreneur de spectacles.
Le spectacle vivant est défini par la présence physique d'au moins un artiste du spectacle percevant une rémunération lors de la représentation en public d'une œuvre de l'esprit.
La définition de l'entrepreneur de spectacles s'articule autour de trois métiers qui ne sont pas incompatibles entre eux : exploitants de lieux de spectacles aménagés pour les représentations publiques, producteurs de spectacles ou entrepreneurs de tournées, diffuseurs de spectacles.

Qui doit demander la licence ?

Tout entrepreneur de spectacles, qu'il s'agisse d'une structure associative ou commerciale, qu'elle soit privée ou publique, doit être titulaire de la licence, le fait générateur étant l'emploi d'artistes.

Toutefois, peuvent exercer occasionnellement l'activité d'entrepreneur de spectacles, sans être titulaires d'une licence, dans la limite de six représentations par an :
- toute personne physique ou morale qui n'a pas pour activité principale ou pour objet l'exploitation de lieux de spectacles, la production ou la diffusion de spectacles ;
- les groupements d'artistes amateurs bénévoles faisant occasionnellement appel à un ou plusieurs artistes du spectacle percevant une rémunération.

Ces représentations doivent faire l'objet d'une déclaration préalable à l'autorité administrative compétente un mois au moins avant la date prévue.

Quelle licence demander ?

Les entrepreneurs de spectacles vivants sont classés en trois catégories :

  • Licence de 1ère catégorie : elle concerne les exploitants de lieux de spectacles aménagés pour les représentations publiques, et qui les exploitent effectivement. Ils en assument l'entretien et l'aménagement pour les louer à un diffuseur ou à un producteur/diffuseur.
  • Licence de 2ème catégorie : elle concerne les producteurs de spectacles ou entrepreneurs de tournées qui ont la responsabilité d'un spectacle et notamment celle d'employeur à l'égard du plateau artistique. Ils choisissent et montent les spectacles, ils coordonnent les moyens humains, financiers, techniques et artistiques nécessaires et en assument la responsabilité. Les entrepreneurs de tournées dont l'activité se limiterait à une activité de diffusion de spectacles pourront obtenir une licence de diffuseur.
  • Licence de 3ème catégorie : elle concerne les diffuseurs de spectacles qui ont la charge, dans le cadre d'un contrat, de l'accueil du public, de la billetterie et de la sécurité des spectacles ; lorsque le diffuseur exploite lui-même le lieu, il doit également être titulaire de la licence d'exploitant de salle. Elle concerne aussi les entrepreneurs de tournées qui n'ont pas la responsabilité d'employeur à l'égard du plateau artistique.

Les pièces à fournir

Pour une première demande, il faut fournir :

  • une fiche individuelle d'état-civil,
  • un extrait (bulletin n° 3) du casier judiciaire,
  • une copie des statuts de la société ou de l'association,
  • le programme des activités artistiques prévues et le type d'artistes employés.

Il est utile de prendre contact avec la Direction régionale des affaires culturelles dont on dépend pour connaître exactement les pièces nécessaires à la constitution du dossier.

Qui est titulaire de la licence ?

Personnelle et incessible, la licence est attribuée à une personne en sa qualité de responsable d'une structure. Nul n'est admis à diriger, soit directement soit par personne interposée, une entreprise de spectacles s'il n'est personnellement muni de la licence.

- Lorsque l'activité d'entrepreneur de spectacles vivants est exercée par une personne physique, la licence est délivrée à cette personne sur justification de son immatriculation au registre du commerce et des sociétés, ou, le cas échéant, au répertoire des métiers.
- Lorsque l'activité d'entrepreneur de spectacles vivants est exercée par une personne morale, la licence est accordée au représentant légal ou statutaire de celle-ci, sous réserve des dispositions suivantes :

  • a) pour les associations et pour les établissements publics, la licence est accordée au dirigeant désigné par l'organe délibérant prévu par les statuts ;
  • b) pour les salles de spectacles exploitées en régie directe par les collectivités publiques, la licence est accordée à la personne physique désignée par l'autorité compétente.

En cas de cessation des fonctions du détenteur de la licence, les droits attachés à cette licence sont transférés à la personne désignée par l'entreprise, l'autorité compétente ou l'organe délibérant, pour une durée qui ne peut excéder six mois.
L'identité de la personne ainsi désignée est transmise pour information à l'autorité administrative compétente au plus tard dans un délai de quinze jours à compter de cette désignation.

La licence d'entrepreneur de spectacles vivants est délivrée aux candidats qui remplissent les conditions suivantes :

  • a) être majeur ;
  • b) être titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur ou justifier d'une expérience professionnelle de deux ans au moins ou d'une formation professionnelle de cinq cents heures au moins dans le domaine du spectacle
  • c) justifier de la capacité juridique d'exercer une activité commerciale.

En outre, la délivrance de la licence 1 (exploitants de lieux de spectacles aménagés pour les représentations publiques) est soumise aux conditions suivantes :

  • a) être propriétaire, locataire ou titulaire d'un titre d'occupation du lieu de spectacle qui fait l'objet de l'exploitation ;
  • b) avoir suivi, auprès d'un organisme agréé, une formation à la sécurité des spectacles adaptée à la nature du lieu de spectacle ou justifier de la présence dans l'entreprise d'une personne qualifiée dans le domaine de la sécurité des spectacles.

Le renouvellement de la licence est subordonné à la justification de la régularité de la situation des obligations au regard du droit du travail, de la sécurité sociale et de la propriété littéraire et artistique. En cas de manquement à ces obligations, la licence peut être retirée.

Quelle est la durée de validité de la licence ?

Les licences sont attribuées pour une durée de trois ans. Leur renouvellement sera réputé acquis lorsque l'autorité compétente n'a pas notifié sa décision dans un délai fixé par décret.
Ce régime d'autorisation tacite permet d'éviter qu'un retard de procédure ne pénalise l'activité des entrepreneurs.

L'instruction de la demande

Aux termes du décret du 29 juin 2000, l'instruction des licences est déconcentrée auprès du Préfet, et assurée par la direction des affaires culturelles territorialement compétente.
Lorsque l'instruction est close, les dossiers sont soumis à l'avis d'une commission consultative régionale présidée par le préfet de région ou son représentant. Cette commission est ainsi composée :

  • trois membres représentant les entrepreneurs de spectacles,
  • trois membres représentants les auteurs,
  • trois membres représentant les personnels artistiques et techniques,
  • trois personnalités qualifiées nommées en raison de leur compétence en matière de sécurité des spectacles et de relations du travail.

Le mandat des membres de la commission est d'une durée de cinq ans.

La décision portant refus d'attribution, refus de renouvellement ou retrait de la licence ne peut être prononcée sans que l'intéressé ait été préalablement avisé par lettre recommandée avec demande d'avis de réception des motifs invoqués à l'appui de la mesure envisagée. L'intéressé dispose d'un délai de huit jours pour présenter ses observations écrites.

Quels contrôles ?

Il n'y a pas de contrôle de la qualité artistique du projet présenté par le candidat à la licence, mais un contrôle de la régularité de sa situation au regard des différents principes réglementaires énoncés ci-dessus.

Le service instructeur vérifie également la régularité de la situation du demandeur au regard des lois sociales.

Au-delà des officiers et agents de police judiciaire, les inspecteurs du travail et les agents de contrôle des organismes sociaux sont habilités à constater l'infraction caractérisée par l'exercice de l'activité d'entrepreneur de spectacles sans licence, à l'occasion de leurs contrôles dans les entreprises.

Les sanctions visent tant les personnes physiques qui doivent être titulaires de la licence que les personnes morales.

Les administrations et organismes chargés du contrôle de l'application du droit du travail, de la sécurité sociale et de la propriété littéraire et artistique devront communiquer aux Directeurs régionaux des affaires culturelles, autorités compétentes pour instruire les dossiers de licences d'entrepreneurs de spectacles par délégation des Préfets, les éléments d'information qui leur seront utiles pour instruire les procédures de retrait de la licence d'entrepreneur de spectacles vivants.

Source : ministère de la culture : fiche pratique N° 5

par Ministère de la culture publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Jeudi 26 janvier 2006
par Théâtre On Line publié dans : Droit des spectacles vivants (théâtre, opéra...)
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Samedi 17 décembre 2005
L'ANNONCE D'UN VÉRITABLE PROJET POLITIQUE EN FAVEUR DU THÉÂTRE

http://www.senat.fr/rap/a05-100-3/a05-100-39.html#toc155

Le 5 octobre dernier, le ministre de la culture et de la communication, M. Renaud Donnedieu de Vabres, a annoncé un plan de grande ampleur en faveur du théâtre, véritable projet politique qu'il entend mettre en oeuvre dès l'année 2006. Celui-ci comprend trois axes majeurs : l'ouverture, le rayonnement et la lisibilité.

1. Les trois axes du « plan théâtre »

a) Le pari de l'ouverture
(1) Renforcer la découverte du théâtre et la formation des jeunes

Il s'agit de proposer aux jeunes, sur l'ensemble du territoire national, une offre de découverte et d'enseignement du théâtre, au même titre que pour la musique et la danse. Les « schémas départementaux des enseignements artistiques » comporteront désormais un volet « théâtre ».

Par ailleurs, ainsi qu'il sera précisé ci-après, la formation théâtrale est en cours de réforme.

(2) Mieux accompagner les compagnies indépendantes

Sur 630 compagnies de théâtre aidées par l'Etat en 2005, 321 bénéficient d'un conventionnement et 309 ont reçu une aide à la production.

Le ministre envisage cinq mesures en leur faveur pour 2006, afin de favoriser l'accompagnement des premiers pas d'un artiste isolé, de mieux prendre en compte la réalité du travail des compagnies non subventionnées et de resserrer les liens entre compagnies et théâtres autour de projets expérimentaux. Ces mesures consistent à :

- renforcer les moyens alloués aux compagnies par le biais, d'une part, d'un relèvement du plancher de l'aide à la production dramatique à 10 000 € (pouvant être porté à 20 000 € pour les projets les plus ambitieux) et, d'autre part, de l'encouragement à la reprise des oeuvres afin de permettre aux compagnies d'organiser plus facilement des tournées ;

- instaurer une aide à la maquette : cette nouvelle aide pour les compagnies ou les artistes indépendants est fixée à 5 000 €, auxquels devront impérativement s'ajouter au moins 5 000 € supplémentaires provenant d'un théâtre ou d'un lieu partenaire ;

- valoriser les projets individuels, afin qu'un artiste puisse, sans avoir à créer sa propre compagnie, bénéficier d'une aide par le biais de l'« accompagnateur » de son projet ;

- proposer un compagnonnage aux jeunes artistes au sein d'une compagnie conventionnée ;

- valoriser les résidences d'artistes ou de compagnies au sein du théâtre. La « résidence-association » entre une compagnie et un territoire sera encouragée et fera l'objet d'un contrat sur deux ou trois années associant le ou les artistes, le lieu d'accueil, l'Etat et une ou plusieurs collectivités territoriales.

b) L'enjeu du rayonnement

Selon les termes mêmes du ministre, il s'agit de faire en sorte qu'il y ait du « théâtre partout et pour tous ». Plusieurs mesures devraient y contribuer :

- le renforcement de la présence du théâtre dans les établissements scolaires, dans le respect de l'esprit de partenariat entre artistes et enseignants ;

- la reconnaissance du théâtre amateur et la clarification du cadre juridique régissant la présence des amateurs sur scène ;

- la représentation de tous les genres de théâtre, qu'il soit classique ou contemporain, avec un soutien spécifique en faveur de l'écriture et du montage des oeuvres d'auteurs vivants ;

- l'engagement de construire en trois ans une politique de soutien aux arts de la rue, des mesures nouvelles en leur faveur étant programmées dès 2006 ;

- une réflexion spécifique sur le théâtre destiné au jeune public ;

- la poursuite des réflexions sur la complémentarité et les relations entre théâtre public et théâtre privé ;

- le renforcement de la place du spectacle vivant, et notamment celle du théâtre, à la télévision.

c) L'impératif de la lisibilité de l'action de l'Etat

Il s'agit de rendre l'action de l'Etat « plus lisible en précisant pourquoi il s'engage dans des conventions avec des compagnies et pourquoi il se lie par des contrats avec des lieux du réseau théâtral ».

(1) L'action en faveur des compagnies dramatiques indépendantes

A partir de 2006, chaque direction régionale de l'action culturelle devra, à l'occasion du réexamen d'une convention en vue de son éventuel renouvellement, réexaminer le lien qui l'unit à chaque compagnie au regard de sa qualité artistique ainsi que de son volume d'activité, de son rayonnement territorial, du dynamisme en faveur de l'emploi et du « compagnonnage ».

Outre l'évaluation de la qualité artistique, les prochaines conventions conclues avec les compagnies intégreront donc des objectifs évaluables dans ces quatre domaines.

(2) L'action en faveur des lieux de théâtre

Fruit de l'histoire de notre pays, le réseau des lieux de théâtre comprend différents types de structures, avec lesquelles l'Etat a noué des liens particuliers sur des modes variés, qu'il s'agisse des cinq théâtres nationaux, des 30 centres dramatiques nationaux, des six centres dramatiques régionaux, des 76 scènes conventionnées, sans compter de nombreux théâtres sans label (le théâtre du Rond Point à Paris, par exemple) ou quelques autres centres dramatiques.

· Clarification des fonctions

La clarification devrait porter sur les deux fonctions essentielles que les théâtres remplissent ensemble ou séparément : la production et la diffusion d'une part, la programmation et l'action culturelle, d'autre part.

Par ailleurs, il est prévu de renforcer la permanence artistique au sein des établissements.

Enfin, le ministère encouragera la structuration de véritables « pôles de diffusion », dont la constitution pourra être proposée à l'occasion de la signature ou de la prolongation du contrat liant un théâtre à l'Etat.

S'agissant de la programmation théâtrale, il faut souligner que la politique de conventionnement sera menée en priorité avec les lieux animés d'un véritable souci d'élargissement des publics, de mise en oeuvre de projets artistiques dans les lieux dits de l'exclusion, d'ouverture aux formes esthétiques les moins représentées sur les scènes françaises, ou d'accueil d'artistes européens ou venus des pays francophones.

· Réévaluation du réseau

Le ministre a annoncé que, dans une seconde étape, il serait procédé à la réévaluation du réseau théâtral, notamment à travers la vérification de la pertinence de chaque label. Ceci passera par :

- une refonte du contrat de décentralisation dramatique, intégrant notamment la rédaction d'un projet d'établissement, un appel à candidatures public de nature à rendre les renouvellements de direction plus transparents et une durée du mandat plus clairement établie ;

- la précision des labels « scène nationale » ou « scène conventionnée », au regard de leurs missions respectives, mais aussi en fonction de la capacité des lieux dotés d'un cahier des charges de le respecter au mieux ;

- la réforme de la Direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS). Une mission d'analyse a été confiée à cette fin à l'inspection générale de l'administration de la culture, dont le rapport et les propositions seront présentés d'ici la fin de l'année.

2. La position de votre commission

Votre commission ne peut que soutenir l'ensemble de ces propositions. Elle se réjouit de la cohérence du plan dans lequel celles-ci s'inscrivent et du fait qu'elles concernent l'ensemble des acteurs.

· Elle attache une importance particulière à la sensibilisation des jeunes d'âge scolaire aux oeuvres culturelles et artistiques. Dans sa « Contribution au débat sur la création culturelle en France » 4(*), le groupe de réflexion créé par votre commission avait d'ailleurs appelé de ses voeux « un travail important de réflexion et d'action en matière d'animation et d'éducation artistique, notamment en lien avec les ministères de l'éducation nationale, de l'emploi, et du travail et de la cohésion sociale. »

Il estimait que « à l'école, la formation artistique doit être mise en avant de façon décisive, puisqu'il s'agit non seulement d'initier de futurs talents, mais aussi de former le public de demain ». Il ajoutait que « en outre, nos concitoyens étant soumis à la prolifération d'images -qui participent à la construction d'un espace public démocratique, mais peuvent aussi être utilisées à mauvais escient- il est essentiel qu'ils soient capables de porter sur ces images et ces représentations un regard critique de sujets pensants. Il faut, à cette fin, développer l'éducation à l'image à l'école. »

Notre collègue Jean-Claude Carle, dans son rapport présenté au nom de votre commission sur le projet de loi sur l'avenir de l'école5(*) avait également insisté « sur le rôle majeur de la sensibilisation des élèves aux différentes formes artistiques et culturelles, sur la contribution de cette éducation à l'épanouissement personnel, à la formation de l'esprit critique et à l'égalité des chances ». Il ajoutait que cette éducation doit notamment « prendre en compte la diversité des champs reconnus dans le monde des arts et de la culture et tendre à développer des partenariats impliquant les structures artistiques et culturelles en liaison avec les collectivités territoriales ».

Votre rapporteur tient à souligner, pour le regretter, que des élus constatent un certain désengagement de l'Etat dans ce domaine. Il espère que la récente mise en place du Haut conseil pour l'éducation artistique et culturelle et l'ambition régulièrement réaffirmée tant par le ministre chargé de la culture que par le ministre de l'éducation nationale, permettront de donner à l'enseignement artistique la place qui doit lui revenir. Il gage que l'augmentation de 1 million d'euros programmée dans le PLF 2006 en faveur de l'enseignement artistique ne sera pas un nouveau « coup d'épée dans l'eau »...

· S'agissant du soutien aux compagnies, votre commission soutient toutes les propositions de nature à favoriser l'association des artistes, des compagnies, des lieux et des territoires. L'enjeu concerne également l'amélioration de la circulation des personnes et des oeuvres et leur rencontre avec le public.

Ce dernier point est bien entendu essentiel. Votre commission, dans le rapport précité, avait évoqué la « crise démocratique » du secteur. En effet, l'augmentation de l'activité artistique n'a pas été accompagnée de la démocratisation souhaitée, les créateurs peinant parfois à trouver un public. Se pose donc le problème d'un éloignement entre le public et la création, la diffusion des oeuvres et la recherche du public ayant été trop délaissées. Il convient par conséquent d'y remédier et de remettre la population au centre des préoccupations du spectacle vivant.

Outre l'inscription de cette priorité dans les contrats avec les scènes du réseau, ce rapprochement et cette sensibilisation passent par une plus grande ouverture du secteur audiovisuel - public notamment - au spectacle vivant. Le nouveau président de France Télévisions, M. Patrick de Carolis, en a pris l'engagement.