Présentation

Jeudi 26 janvier 2006

L'action de l'Etat en région : les chiffres de la culture en Alsace

Pour illustrer l'action régionale de l'Etat...

Architecture et patrimoine

Ecoles d'architecture : 1 (Strasbourg) :

649 étudiants en 2003/2004 (non compris l'Institut national des sciences appliquées [INSA, ex-ENSAIS], seule école d'architecture d'Etat ne relevant pas du Ministère de la culture et de la communication mais du Ministère de l'éducation nationale : 137 élèves en 2002/2003)

Architectes inscrits à l'Ordre des architectes : 870 (en 2000) [83,4 % d'hommes]

Monuments historiques

. Protection
Edifices protégés au 1er janvier 2005
Total : 1359
Classés : 307
Inscrits : 998
"Mixtes" : 54
Mesures de protection prises en 2004 :
Inscriptions : 3
"Mixte" : 1
Objets mobiliers protégés au 1er janvier 2003
Total : 2942
Classés : 1540
Inscrits : 1402
Mesures de protection prises en 2002 :
Total : 181

. Travaux (en nombre de chantiers suivis)
Restauration de monuments classés (maîtrise d'ouvrage Etat) : 19
Restauration de monuments classés (maîtrise d'ouvrage propriétaire) : 5
Restauration de monuments inscrits : 11
Entretien de monuments appartenant à l'Etat : 58
Entretien de monuments n'appartenant pas à l'Etat : 8
Restauration d'objets mobiliers et d'orgues classés et inscrits : 19
Entretien d'objets mobiliers classés : 1

Monuments nationaux

Château du Haut-Kœnigsbourg :
522 386 visiteurs (dont 372 384 entrées payantes) en 2003

Monuments importants non gérés par l'Etat ou ne lui appartenant pas (données de 2000) :

. Natzwiller : camp de concentration du Struthof : 134 000 visiteurs
. Lembach : château de Fleckenstein : 25 000 visiteurs

Villes et Pays d'art et d'histoire

. 1 Ville d'art : Strasbourg :
169 929 visiteurs pour 5 769 visites guidées (en 2003)
. 2 Pays d'art et d'histoire :
- Région de Guebwiller (convention signée le 5 février 2005)
- Val d'Argent (décision du 27 décembre 2004)
Secteurs sauvegardés : 2 (Bas-Rhin : 1 ; Haut-Rhin : 1)
Zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) : 2 (Bas-Rhin : 2)

Inventaire

. Communes inventoriées au 31 décembre 2002 :
96,12 % du nombre de communes dans la région (environ 20 000 édifices, plus de 25.000 objets ; 300 000 clichés photographiques)

Archéologie

Sites archéologiques enregistrés dans la base nationale Patriarche au 31 décembre 2003 :
9 386 (1904 au 31 décembre 1990)
Opérations réalisées en 2003 :
. Archéologie préventive : 39 (17 diagnostics, 17 fouilles préventives)
. Fouilles programmées : 8
. Prospections thématiques : 1
. Projets collectifs de recherche : 2
. Prospection diachronique : 5
. Détecteur de métaux : 7


Archives

Archives départementales

- Bas-Rhin : 30 090 mètres linéaires (252 versés en 2003), 1 979 lecteurs, 9 837 séances de travail, 49 661 communications
- Haut-Rhin : 21 775 mètres linéaires (470 versés en 2003), 1 077 lecteurs, 4598 séances de travail, 20 525 communications

Services d'archives territoriales : 23

Arts plastiques

Œuvres réalisées avec l'aide de la commande publique : 3 ; en cours de réalisation : 2

Fonds régionaux d'art contemporain : 1

Œuvres acquises par le FRAC en 2002 : 44 (de 1982 à 2002 : 971) [18 artistes concernés]

Centres d'art conventionnés : 1

Artothèques : 1

Ecoles régionales et municipales d'art : 2, 730 élèves (année 2003/2004)

Allocations d'installation d'ateliers d'artistes : 0

Aides individuelles à la création : 11
. Peinture, sculpture, photographie : 4
. Autres disciplines : 7 (dont vidéo : 3)

Bibliothèques

Bibliothèques municipales : 85 au 31 décembre 2004

Données statistiques de 2003 :
. Fonds : 3,1 imprimés / habitant (moyenne nationale : 2,8)
. Lecteurs inscrits : 17,1 % de la population (moyenne nationale : 17,1)
. Imprimés prêtés : 5 / habitant (moyenne nationale : 4,2)
. Dépenses d'acquisition : 2,9 euros / habitant (moyenne nationale : 2,5)
. Dépenses de personnel : 16,45 euros / habitant (moyenne nationale : 16,44)
. Emplois pour 10 000 habitants : 5,6 (moyenne nationale : 5,6)

Bibliothèques départementales de prêt : 2 au 31 décembre 2003

Bibliothèques universitaires : 5 au 31 décembre 2002

Cinéma (données de 2003)

Etablissements actifs : 33, dont 4 multiplexes et 16 établissements Art et essai
Bas-Rhin : 79 salles, 16 615 fauteuils, 3 300 000 entrées (indice de fréquentation : 3,22)
Haut-Rhin : 40 salles, 9 634 fauteuils, 1 590 000 entrées (indice de fréquentation : 2,25)

Festivals subventionnés : 7

Développement culturel

- Contrats de Ville : 4
- Conventions de développement culturel : 5

Livre (données de 2003)

Librairies : 62
Dossiers d'aide : instruits : 2 ; subventionnés : 2

Maisons d'édition : 30
Dossiers d'aide : instruits : 1 ; subventionnés :1

Développement de la lecture
Dossiers d'aide : instruits : 43 ; subventionnés : 35

Formation
Opérations subventionnées : 2

Vie littéraire
Dossiers d'aide : instruits : 28 ; subventionnés : 19

Presse d'information générale et politique
- Diffusion des quotidiens régionaux

Dernières Nouvelles d'Alsace : 200 000 (4e titre de la presse quotidienne régionale
- Points de vente de presse : 698

Musées

Musées de France : 46

Bas-Rhin : 22
Haut-Rhin : 24

Fréquentation (données de 2003) :

Ungersheim : écomusée d'Alsace : 8e musée de France (hors musées nationaux et musées de la Ville de Paris) par le nombre de visiteurs (269 000)
Colmar : musée d'Unterlinden : 10e : (212 000)
Mulhouse : musée national de l'automobile / collection Schlumpf : 12e (191 000)
Strasbourg : musée d'art moderne et contemporain: 24e (143 000)

Musique et danse

Orchestres symphoniques régionaux subventionnés par le Ministère de la culture et de la communication : 2
- Orchestre philharmonique de Strasbourg, orchestre national (en régie municipale) :
110 musiciens permanents en 2003
Nombre de concerts de la saison 2002/2003 : 91
- Orchestre symphonique de Mulhouse (en régie municipale) :
56 musiciens permanents en 2002
Nombre de spectacles de la saison 2000/2001 : 19 concerts, 12 prestations lyriques (dont 11 spectacles de l'Opéra national du Rhin)

Ensembles musicaux et vocaux professionnels : 3

Scènes de musiques actuelles : 2

Théâtres de la Réunion des théâtres lyriques de France : 1

- Opéra national du Rhin
Représentations de la saison 2000/2001 : 78 manifestations lyriques, dont 66 représentations d'opéras (54 266 spectateurs) et 12 concerts récitals (6 070 spectateurs)

Centres chorégraphiques nationaux : 1
- Ballet de l'Opéra national du Rhin
Spectacles de la saison 2000/2001 : 54 représentations (37 301 spectateurs)

Compagnies de danse subventionnées en 2003 : 7

Ecoles de musique et de danse classées : 3

Effectifs pour 2002/2003 :
- Conservatoire national de région : 1
- Ecoles nationales de musique : 2
- Enseignants (total) : 261
- Elèves : musique : CNR : 1 460 ; ENM : 1 634 ; danse : CNR : 104 ; ENM : 73

Ecoles municipales agréées : 2

Centres d'art polyphonique : 1

Associations régionales et départementales de développement musical et chorégraphique : 2

Festivals ou manifestations de diffusion musicale subventionnés : 35

Disques

Points de vente de disques : 77
. Généralistes (hypermarchés, grands magasin et magasin populaires) : 44
. Chaînes de magasins (grandes surfaces spécialisées, chaînes de magasin spécialisés) : 17
. Indépendants (disquaires et points de vente multimédia indépendants) : 16

Théâtres

- Théâtres nationaux : 1

- Centres dramatiques nationaux ou régionaux : 2

- Scènes nationales : 1
Nombre de spectacles en 2001-2002 : 65 ; nombre de représentations : 174

- Autres théâtres : 18

- Scènes conventionnées :2

- Compagnies dramatiques aidées : 19
  Montant des aides (milliers d'euros) : 477,7

- Demandes de licence d'entrepreneur de spectacles étudiées en commission : 77

Théâtre national de Strasbourg (TNS)
Spectacles au siège en 2003/2004 : 12 (146 représentations), 51 916 entrées
Tournées : 9 spectacles (111 représentations), 41 657 entrées
Subventions du Ministère de la culture et de la communication en 2003 : 8,8 M € (y compris la subvention de fonctionnement de l'école)
Personnel permanent en 2003 : artistique : 7, technique : 52, administratif : 35 (non compris le personnel permanent attaché à l'école : 12)
Ecole du TNS : 45 élèves en 2000/2003

Professions culturelles (d'après le recensement par région du lieu de travail, au 31 décembre 1999)

Professions de l'audiovisuel et des spectacles : 2 302, dont :
- artistes de la musique et du chant : 577
- artistes dramatiques et danseurs : 242
- artistes de variétés : 178
Professions des arts plastiques et métiers d'art : 2 496, dont :
- artistes plasticiens : 323
Professions littéraires : 1 006
Professions de la documentation et conservation : 474
Professeurs d'art : 1 052
Architectes : 870 [en 2000]

Effectifs de la filière culturelle des collectivités territoriales (au 31 décembre 2001)

Conservateurs du patrimoine : 30
Conservateurs des bibliothèques : 21
Attachés de conservation du patrimoine : 51
Bibliothécaires : 54
Assistants de conservation du patrimoine et des bibliothèques : 224
Agents qualifiés du patrimoine : 139
Agents du patrimoine : 288
Directeurs d'établissment d'enseignement artistique : 39
Professeurs d'enseignement artistique : 607
Assistants d'enseignement artistique : 535



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Mardi 3 janvier 2006

Pour la séparation de la Culture et de l'Etat

Source: Wiki Art libre

Par Olivier Auber

Imaginons qu'en 1905, les députés n'aient pas voté la "séparation de l'Église et de l'Etat", mais décidé tout au contraire d'impliquer plus encore la République dans les affaires des cultes en légiférant sur tous les aspects de la vie religieuse... Ils auraient non seulement fixé les conditions d'ordination des prêtres, leurs mérites, leurs salaires, la délimitation de leurs paroisses et le lien de subordination direct de chacun avec Rome, mais aussi rendu les oboles obligatoires, fixé un prix forfaitaire pour chaque sacrement, encadré l'import-export des reliques, établi la liste des fabricants et distributeurs autorisés pour les médaillons des Saint Antoine, Saint Jean-Baptiste et les autres, et pénalisé leur contrefaçon...

Et bien cette folie à laquelle nous avons échappé en 1905 grâce à la sagesse de nos députés laïques - Dieu merci -, le "projet de loi relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information" qui est proposé "en urgence" au vote à l'Assemblée Nationale la veille de Noël 2005 (sic), est en passe de l'accomplir pour la Nouvelle Religion: L'INDUSTRIE CULTURELLE.

Aujourd'hui, il n'est plus question du pouvoir de Rome, mais de celui de quelques multinationales trouvant leurs sièges à Hollywood, Seattle, Tokyo, Londres ou Paris, qui font un commerce de masse de "produits culturels": films, musiques, livres, logiciels et services divers. Le projet de loi en question entend protéger contre le soi-disant pillage, par un attirail répressif doublé de systèmes technologiques de contrôle automatique auquel nul ne pourra échapper, les droits des "auteurs" de ces produits, ainsi que les "droits voisins", c'est à dire ceux des marchands du Temple de la Religion en question.

A l'heure où Google propose à ses clients d'acheter l'exclusivité de n'importe quels mots de n'importe quelle langue, et d'en faire commerce, que propose cette loi si ce n'est de protéger du pillage les artisans d'un autre pillage? Les contenus de ces soi-disant "produits culturels" ne sont-ils pas que de simples interprétations de pans entiers du patrimoine mondial, allant des mythes les plus anciens, jusqu'aux histoires vécues par tout-un-chacun, en passant par les créations les plus pointues des avant-gardes artistiques, scientifiques ou techniques, dont les travaux sont siphonnés sans citation aucune, par une cohorte d'auteurs, starifiés ou bien taillables et corvéables à merci - c'est selon - pour en extraire des sortes de nouveautés amnésiques?

Comment un Culture pourraient-elle vivre durablement sans que chacun puisse exercer ses facultés, de prendre, de regarder, de modifier et de transmettre à nouveau? Dès lors, le pillage de ces produits n'est-il pas légitime? D'ailleurs, ne faut-il pas l'appeler "interprétation", "détournement" ou "ré appropriation"? Et ce deuxième pillage n'est-il pas carrément l'antidote au premier contre l'annihilation de son propre système?

La Nouvelle Religion ne l'entend pas ainsi. Non seulement, la copie, la redistribution, la fabrication de logiciels incitant à la copie sont sévèrement réprimés, mais aussi les logiciels qui permettraient de lire et d'échanger des "oeuvres éventuellement soumises au droit d'auteur" en s'affranchissant des fameuses technologies de contrôle automatique, sont illicites. Fini les logiciels Libres! Autant dire que dans cette Religion là, pas question d'avoir droit à son sacrement sans l'aval direct de Rome. Et si vous avez le malheur de ne pas être passé par le tiroir caisse, votre hostie numérique sera détruite automatiquement sous vos yeux, et vous serez tout aussi automatiquement dénoncés aux instances centrales de répression.

On comprend que la société est à la recherche de croissance économique, et que la Nouvelle Religion lui serine qu'elle seule peut lui apporter la rédemption. Mais comment la République peut-elle se laisser berner à ce point? Comment peut-elle laisser des mains privées développer de tels systèmes de contrôle et se proposer pour assurer de manière zélée (et gratuitement) les basses oeuvres de répression publique? Quel aveuglement frappe le législateur pour qu'il ne voie pas qu'une telle Religion mène tout droit à la prévarication absolue, à l'oppression accrue des plus faibles et finalement au délitement social et économique le plus profond?

Comment la République peut-elle méconnaître qu'il existe beaucoup d'autres pratiques de création, de diffusion de d'échange, fondées sur la confiance et le partage, et qu'elle s'apprête à les sacrifier sur l'autel d'une Nouvelle Religion, l'Industrie Culturelle, qui serait désormais la Religion Unique?

Non, chers députés, ressaisissez-vous! Votez aujourd'hui pour "la séparation de l'Industrie Culturelle et de l'Etat". Faites en sorte que la chose publique garantisse à tous la libre pratique Culturelle de son choix! Que les Industries Culturelles fassent le projet d'introduire des dispositifs de contrôle automatique, soit ; et bien qu'elles subissent seules les conséquences de leur abus de pouvoir. De grâce, Mesdames et Messieurs les députés, ne criminalisez pas ceux qui voudraient vivre, créer et échanger dans l'esprit de liberté qui est à la source même de la République!

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Voici les sites qui parlent de Pour la séparation de la Culture et de l'Etat:

 

Commentaires

Cette drôle d'histoire de Noël écrite par notre ami Olivier Auber, me semle pleine de sens, d'humour, de culture et d'intelligence. Bref, c'est la meilleure contribution actuelle au débat sur le projet de loi droits d'auteur discuté et rediscuté à l'assemblée nationale. Vous pouvez la commenter sur le blog ou contribuer à son évolution sur le wiki art libre. Une manière ausi de sortir d'un débat bloqué et frontal nourri de l'incompréhension de deux mondes: les internautes et les politiques.

Bien que je ne sois pas juriste, voici quelques réflexions que m'inspirent les débats en cours:

1 - le droit de propriété des majors de la culture et du logiciel ne doit pas être juridiquement supérieur au mien, au votre et à celui de tout individu. Si ces gens veulent trouver des moyens de se prémunir contre la copie non rémunérée de leurs oeuvres, libre à eux, mais à condition que les moyens trouvés pour cela ne violent pas ma vie privée: fichiers truffés de logiciels espions, appareils numériques envoyant des informations sur l'usage que j'en fais à des tiers, etc... Le comportement de certaines majors du disque à ce point de vue (plus de détails sur le blog de Tristan Nitot) devrait être sévèrement puni.

2 - Le législateur ne doit bien sûr pas interdire l'usage de certaines technologies au motif que certains en font un usage illégal. Ou alors il faut interdire le téléphone et l'automobile aussi. Seules doivent être réprimées les usages frauduleux.

3 - Un éditeur de logiciel libre ne doit pas être obligé d'inclure un dispositif propriétaire dans ses oeuvres. En revanche, si un éditeur de culture numérique ou de logiciel propriétaire veut créer des fichiers qui ne sont pas lisibles par des programmes ne contenant pas les routines de protection, libre à eux (même si on peut discuter sans fin de l'inintelligence d'une telle option).

4 - Si les moyens trouvés par un éditeur de limiter la copie privée ne violent pas la condition édictée au §1, il est libre de les utiliser, pourvu qu'il informe clairement le consommateur, qui est libre d'acheter ou pas.

5 - acheter un CD revient tacitement à accepter le contrat de licence proposé par l'éditeur. Si celui ci ecrit clairement "mettre à la disposition gratuitelent cette oeuvre à des tiers à travers le réseau n'est pas autorisé", ce que certains écrivent de façon moins claire sur leurs pochettes, alors quiconque viole cette règle viole le droit de propriété des propriétaires de l'oeuvre, ce quii est passible des tribunaux.

6 - Si je trouvais un moyen de dupliquer pour presque rien des sacs louis vuitton et les mettais à disposition gratuite du public, je commettrais une contrefaçon. Il devrait en aller de même d'un fichier numérique.

7 - Un standard libre et ouvert (de même type que l'ISBN des livres) devrait être défini pour inclure dans chaque fichier la nature de la licence qui est associée à une oeuvre: "libre de copie", "Open source", "copie réglementée..." Etc... Ainsi une personne qui chercherait des fichiers sur le réseau saurait lesquels sont téléchargeables sans violer les droits de propriété de l'auteur-de l'éditeur, et lesquels ne le sont pas sans violer ce même droit. Mais je reconnais que la mise en pratique d'une telle proposition parait pas simple pour tous les fichiers produits "à la maison".

En résumé, selon moi: Le droit de copier une oeuvre numérique et les conditions de copie devraient être laissés à l'appréciation du propriétaire de l'oeuvre. Le consommateur doit être libre d'accepter ou pas les termes de la licence associés à l'oeuvre si l'information est claire. Le propriétaire peut utiliser des moyens technologiques pour empêcher-limiter la copie non rémunérée s'il le juge nécessaire, à condition qu'il ne le fasse pas en violant la vie privée des consommateurs. Aucune technologie ayant de nombreux usages légaux ne doit être interdite parce qu'elle permettrait aussi des usages illégaux ou non respecteux des contrats de licence précédemment évoqués, seuls ces usages doivent être punissables.

Et il ne devrait à mon avis avoir besoin d'aucune loi pour exprimer tout ceci, si notre droit n'avait pas totalement, à force de diarrhée textuelle, perdu une grande part de ses références à ses fondations de 1789.

Ceci dit, la copie est tellement facile aujourd'hui qu'aucune force judiciaire ne pourra faire respecter le droit de propriété à une telle échelle de violation. on ne peut pas mettre un tiers des ados du monde en prison ! Aussi les éditeurs de contenus numériques doivent ils trouver d'autres moyens de rentrer dans leurs fonds: nouveaux produits, réduction des coûts, nouvelles licenses (je n'ai pas d'avis sur le projet de licence globale, mais ça s'étudie), etc... La criminalisation à outrance des échanges P2P est vouée à l'échec, comme l'est toute politique prohibitionniste appliquée à un produit "attractif".

 

 

Merci pour cette publication et vos commentaires.
Voici quelques liens complémentaires permettant de mieux comprendre le point de vue des acteurs du Libre...
http://www.transactiv-exe.org/archiveforum.php3?id_forum=966
http://www.netlexfrance.com/weblogs/?p=22880
http://www.libroscope.org/Institutionnalisation-le-debut-des

J'ajoute qu'il y a une version hypertexte du projet de loi DADVSI ici
http://notreconstitution.net/index.php/DADVSI
ainsi que les ammendements et beaucoup de liens intéressants.

Deux remarques:
***La responsabilité des majors dans cette affaire est totale. Le MP3 a été inventé en 1995 et aucune boite n'y a prété la moindre attention. La politique de CD très cher a continué, mettons la tête dans le sac.
Aujourd'hui on veut faire payer les consommateurs des propres turpitudes d'entrepises autistes. Moralité bien connue, à ne pas avoir de comportement pro-actif, toute activité se met dans le caca.
***Que cette crise fasse ressurgir un des fondements de l'artiste, le spectacle vivant. Là pas de piratage possible et probablement le lieu de l'émotion primordiale.
Au plaisir.

En prévision des prochaines séances parlementaires sur le DADVSI ( début le 17 janvier), un tableau de bord de scéance a été mis au point sur NotreConstitutionPointNet:

http://notreconstitution.net/index.php/TableauDeBordSeancePubliqueAN,

Ce tableau de bord regroupe sur une interface unique : la vidéo en streaming des séances publiques, le texte de la DADVSI (version hypertexte), les amendements (deux versions : sur NCPN et eucd.info), et un espace de dialogue temps réel. Nous nous sommes dit que cela pourrait être sympa et utile pour qui souhaite suivre les débats parlementaires...

OUPS erreur dans l'URL, il faut cliquer sur:
http://notreconstitution.net/index.php/TableauDeBordSeancePubliqueAN

par Olivier Auber publié dans : L'action de l'Etat
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Samedi 15 octobre 2005

LE BUDGET DE LA CULTURE POUR 2006

LA MISSION « CULTURE »

A. LES OBJECTIFS

La mission essentielle du ministère de la culture et de la communication est définie par le décret du 15 mai 20023(*), et vise à « rendre accessible au plus grand nombre les oeuvre capitales de l'humanité, et d'abord de la France ». Les objectifs majeurs fixés à la mission « Culture » pour 2006 sont les suivants :

- préserver, promouvoir et rendre accessible une part croissante des patrimoines ;

- et assurer la vigueur de la création artistique en lui donnant des bases économiques et financières solides et en corrigeant les déséquilibres territoriaux en la matière.

L'action du ministère est structurée en trois programmes présentés dans le tableau suivant.

L'application du schéma de déversement analytique permet de mieux mettre en valeur les priorités du ministère de la culture, ainsi la répartition des crédits après reversement des crédits de soutien montre que la sauvegarde du patrimoine et le soutien à la création sont les priorités du ministère, alors que la répartition des dotations initiales demandées pour 2006 ne permet pas de hiérarchiser les programmes prioritaires.

Votre rapporteur spécial constate que la distinction des objectifs entre les trois programmes de la mission « Culture » pourrait être améliorée. En effet, tant dans le programme 175 « Patrimoines » que dans le programme 131 « Création », des objectifs sont fixés4(*) qui se rattacheraient mieux au programme 224 « Transmission des savoirs et démocratisation de la culture ». Il s'interroge d'ailleurs sur l'intitulé du programme 224, et propose de le renommer simplement « Transmission des savoirs », ce qui correspondrait mieux à son objet propre comme en témoigne l'utilisation de ses crédits (cf. IV), et permettrait de considérer que la « démocratisation de la culture » est un objectif général de la mission « Culture », qui doit être décliné au sein de chaque programme de cette mission.

B. LES MOYENS DE LA MISSION : 13.350 ETPT ET 1,11 % DU BUDGET DE L'ETAT

La mission « Culture » représente 13.350 emplois autorisés, soit 0,57 % du total des emplois autorisés pour l'ensemble des missions de l'Etat exprimé en équivalent temps plein travaillé (ETPT). Les emplois en équivalent temps plein rémunérés par les opérateurs hors plafond d'emplois du ministère s'élèvent à 11.650. Les emplois consolidés s'élèvent donc à 25.000 ETP, dont 53 % seulement relèvent directement du ministère. Le ministère de la culture s'appuie fondamentalement sur les grands établissements culturels qui emploient quasiment autant d'ETP que lui.

Les dépenses de personnel de la mission « Culture » constituent 23 % des crédits de la mission « Culture ». Les dépenses de fonctionnement s'élèvent à 35 % des crédits de cette mission. La part du budget de la mission consacrée aux dépenses d'intervention et d'investissement atteint 42 % des crédits.

En termes de crédits budgétaires, la mission « Culture » se voit allouer 1,05 % des autorisations d'engagement du projet de loi de finances initiale pour 2006, soit 2,886 milliards d'euros, et 1,11 % des crédits de paiement du budget de l'Etat, soit 2,802 milliards d'euros.

Ces crédits sont complétés par des fonds de concours à hauteur de 41,819 millions d'euros en autorisations d'engagement (soit 1,45 % du total des autorisations d'engagement ouvertes au titre de la mission « Culture »), et à hauteur de 30,281 millions d'euros en crédits de paiement (soit 1,07 % du total des crédits de paiement demandés pour la mission « Culture ») en 2006. Votre rapporteur spécial regrette que l'origine de ces fonds de concours ne soit pas précisée.

Les dépenses fiscales liées à cette mission sont au nombre de dix-neuf, pour un résultat total évalué pour 2006 à 165 millions d'euros, soit 5,9 % des crédits de paiement. Seules six de ces dépenses fiscales ont un impact significatif, c'est-à-dire supérieur ou égal à 5 millions d'euros5(*).

C. QUESTIONS/OBSERVATIONS SUR LA MISSION CULTURE

1. La mission « Culture » représente 1,11 % du budget de l'Etat, mais votre rapporteur spécial n'a jamais attaché une importance démesurée à ce seuil quasi « mythique ».

2. La création d'un poste de secrétaire général au sein du ministère de la culture vise-t-elle à réduire les problèmes de coordination entre les trois programmes, les 10 directions d'administration centrale et les 70 établissements publics relevant du ministère ? Quels seront précisément son rôle et ses pouvoirs notamment vis-à-vis des responsables de programme et des directeurs d'administration centrale ? Votre rapporteur spécial souhaite obtenir des précisions sur ce point, car, contrairement à la Cour des comptes, il ne voit pas dans la création d'un tel poste la garantie d'une meilleure efficacité de l'organisation du ministère.

3. A quel niveau de la mission « Culture » retrouvera-t-on les « pôles culture » créés en 2005, qui, sous la houlette des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) doivent regrouper tous les acteurs régionaux de l'Etat chargés de la culture ? S'agit-t-il d'une structure de concertation, de décision ou éventuellement de gestion des crédits déconcentrés ?

4. L'inscription des fonds de concours en loi de finances initiale doit être saluée dans la mesure où elle renforce la sincérité du budget. Votre rapporteur spécial exprimera toutefois deux regrets et une observation à cet égard :

- il n'est pas précisé dans l'annexe « Culture » du projet de loi de finances pour 2006 quelle est l'origine de ces fonds, ni par conséquent, quelle est la part de la contribution des collectivités territoriales au financement des politiques culturelles ;

- le montant des crédits figurant dans le projet de loi de finances pour 2006 ne permet pas d'apprécier l'effort annuel consenti par les contributeurs aux fonds de concours. Il n'est pas possible de savoir si le ministère appelle avec avance ou retard ces contributions. De plus, il sera important de veiller, lors de l'examen de la loi de règlement, au montant réellement atteint par les fonds de concours. Les sommes inscrites pour 2006 ne sont que des prévisions et certains fonds pourraient être plus ou moins dotés en fonction de l'activité économique.

5. Enfin, en ce qui concerne les dépenses fiscales attachées à la mission « Culture », treize d'entre elles, sur un total de dix-neuf, ont un rendement non significatif ou non chiffré. Votre rapporteur spécial souhaite savoir le ministre de la culture entend supprimer les dépenses fiscales de faible portée, procéder au réexamen systématique des dépenses fiscales dont le coût est inconnu, et réexaminer les dispositifs dérogatoires dont les effets sont insuffisants, comme l'a recommandé le Conseil des impôts1.

1 Propositions 10 à 12 du Conseil des impôts, XXIème rapport au Président de la République, septembre 2003, « La fiscalité dérogatoire pour un réexamen des dépenses fiscales ».

Le bleu budgétaire culture

http://alize.finances.gouv.fr/budget/plf2006/bleus/pdf/DBGNORMALMSNCB.pdf

Les rapports parlementaires

Assemblée nationale :

Olivier Dassault N° 2568-07

Nicolas Perruchot N° 2568-08

Michel Herbillon N° 2569-

Sénat :

numéro 100 Tome III de MM. Philippe NACHBAR et Serge LAGAUCHE, fait au nom de la commission des affaires culturelles : Culture

numéro 100 Tome VI de M. Louis de BROISSIA, fait au nom de la commission des affaires culturelles : Médias

numéro 100 Tome IX de MM. Serge LAGAUCHE et Louis de BROISSIA, fait au nom de la commission des affaires culturelles : Cinéma, audiovisuel, expression radiophonique locale

numéro 7 au rapport général de M. Yann GAILLARD, fait au nom de la commission des finances : Culture - Compte spécial cinéma, audiovisuel et expression radiophonique locale

numéro 100 Tome X de M. Louis de BROISSIA, fait au nom de la commission des affaires culturelles : Avances à l'audiovisuel public

numéro 16 au rapport général de M. Claude BELOT, fait au nom de la commission des finances : Médias - compte spécial avances à l'audiovisuel public

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Dimanche 9 octobre 2005

Pour une nouvelle stratégie de l'action culturelle extérieure de la France : de l'exception à l'influence

 


 

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Rapport d'information n° 91 (2004-2005) de M. Louis DUVERNOIS, fait au nom de la commission des affaires culturelles, déposé le 1 décembre 2004

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Samedi 8 octobre 2005
  • Rôles et missions des Directions Régionales des Affaires Culturelles (DRAC):

  • http://www.culture.gouv.fr/culture/regions/role.htm


    Depuis 1977, le ministère de la culture est présent dans chaque région grâce aux directions régionales des affaires culturelles. La loi du 6 février 1992 organisant l'administration territoriale de la République fait des services déconcentrés de l'Etat l'échelon de droit commun de son action. Placées sous l'autorité des préfets de région, les directions régionales des affaires culturelles sont chargées de la mise en œuvre, adaptée au contexte régional, des priorités définies par le ministère. Proposant aux préfets l'attribution des soutiens financiers de l'Etat, elles exercent aussi une fonction de conseil et d'expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales. Leurs missions portent sur tous les secteurs d'activité du ministère: patrimoine, musées, archives, livre et lecture publique, musique et danse, théâtre et spectacles, culture scientifique et technique, arts plastiques, cinéma et audiovisuel. Elles sont de ce fait les représentants en région de tous les services du ministère. Au-delà de l'application des directives de l'administration centrale dans chacun de ces domaines, c'est sur elles que repose la cohérence d'une politique globale en région. Elles assurent en effet la mise en oeuvre de l'ensemble des interventions du ministère en fonction des objectifs communs à tous les secteurs et indiqués comme prioritaires par le ministre, à savoir : l'aménagement du territoire et l'élargissement des publics, l'éducation artistique et culturelle, l'économie culturelle.

    Pour conduire ces actions, le directeur régional est entouré d'une équipe aux compétences scientifiques, techniques, artistiques et administratives, très diversifiées.


La cohérence d'une politique régionale : des objectifs prioritaires

Aménagement du territoire et élargissement des publics

La culture participe aujourd'hui pleinement à l'aménagement du territoire. Elle est un élément déterminant de la cohésion sociale, et un facteur reconnu de développement. Les ressources culturelles n'étant pas équitablement réparties sur le territoire, des déséquilibres existent entre Paris et les régions, entre les régions mêmes, et aussi entre les centres villes et les quartiers périphériques.

Pour tenir compte de cette réalité, une politique nationale conjuguant plusieurs modes d'intervention est mise en oeuvre par les directions régionales des affaires culturelles dans le cadre des partenariats qu'elles définissent et élaborent avec les collectivités (régions, départements, communes) au travers des contrats de plan Etat-région, des contrats de ville et des conventions de développement culturel.

Les objectifs de cette politique sont les suivants :

  • compléter le maillage d'équipements structurants,
  • favoriser l'émergence de lieux de proximité afin de démultiplier l'action culturelle au plus près des citoyens,
  • susciter de nouveaux partenariats entre les institutions culturelles et artistiques et les professionnels du secteur socio-éducatif.

L'éducation artistique et culturelle

Les directions régionales des affaires culturelles attribuent des aides annuelles en fonctionnement aux écoles de musique agréées, et dans un certain nombre de régions, aux écoles d'arts plastiques, après avis des inspections pédagogiques concernées.

Elles conduisent de nombreuses actions en liaison avec les rectorats et les autres services de l'état pour promouvoir l'éducation artistique et culturelle en milieu scolaire et universitaire, et dans les autres lieux d'accueil des enfants et des jeunes (crèches, centres de loisirs, etc.), qu'il s'agisse de la connaissance du patrimoine, de l'initiation aux langages artistiques ou de l'approche de la création contemporaine. Ces actions portent notamment sur la mise en place de jumelages entre établissements scolaires et culturels, d'ateliers de pratique artistique et de classes culturelles, ou encore sur les résidences d'artistes.

Elles visent aussi à développer l'offre de formation en direction des enseignants et des acteurs culturels.
Enfin, pour inscrire ces actions dans la durée, les incitent à l'élaboration de plans locaux pour l'éducation artistique, signés avec les collectivités territoriales et les autres services de l'Etat.


L'économie culturelle

Les directions régionales des affaires culturelles participent à la structuration du secteur économique de la culture. A ce titre, elles apportent aide et conseil aux entreprises culturelles. Elles peuvent soutenir les associations d'aide à la gestion, apporter des aides au démarrage, demander la réalisation d'un audit.
Elles soutiennent également le développement du mécénat culturel.

Les directions régionales des affaires culturelles suivent la mise en oeuvre des actions de formation et de qualification des acteurs culturels et particpent le cas échéant à leur financement.

Elles conduisent par ailleurs des études permettant d'apprécier les résultats de ces formations et les besoins dans ce domaine, au regard de la situation de l'emploi culturel dans la région.

Enfin, elles diffusent les informations relatives à la législation sociale applicable aux emplois culturels et prennent toutes mesures permettant sa bonne application.


L'administration générale

Les affaires générales et financières

Placé sous l'autorité du directeur régional, le service des affaires générales et financières assure la coordination horizontale des différents domaines d'activité de la direction régionale, l'exécution du budget, le contentieux, les études et évaluations.

D'une manière générale, ce service est chargé des relations aux plans administratif et financier avec la préfecture de région et les préfectures de départements.

Il prépare la conférence administrative régionale présidée par le préfet pour l'utilisation des crédits d'investissement et suit les dossiers avec les services de la trésorerie générale, qui est sollicitée pour avis sur toutes les opérations financières.

Outre cette mission de coordination, le service des affaires générales et financières comprend en règle générale trois secteurs :

  • une cellule comptabilité "fonctionnement", chargée de toutes les démarches comptables concernant les crédits de fonctionnement et les subventions (crédits centraux ou déconcentrés) dans tous les domaines du ministère;
  • une cellule comptabilité "investissement", responsable de l'affectation, de l'engagement et de la liquidation des dépenses d'investissement (maîtrise d'ouvrage de l'état ou subvention);
  • une cellule "personnel", chargée de la gestion, en relation avec le service du personnel et des affaires sociales de la direction de l'administration générale, des fonctionnaires du ministère en poste dans la région (direction régionale au sens strict et organismes nationaux).

Par ailleurs, une cellule "ressources techniques", assure la logistique matérielle de la direction régionale (achats et entretien des équipements informatiques, gestion des matériels, du courrier, etc.).

Les directions régionales des affaires culturelles ayant été toutes érigées en centres de responsabilité, leurs services des affaires générales et financières bénéficient désormais d'une grande souplesse de fonctionnement grâce à la globalisation des crédits, et disposent de nouveaux outils de gestion.


Les actions sectorielles

Les arts plastiques

En liaison avec la délégation aux arts plastiques, les directions régionales des affaires culturelles interviennent dans le domaine de l'art contemporain : peinture, sculpture, photographie, audiovisuel, nouvelles technologies, arts décoratifs et création industrielle, bande dessinée, mode, graphisme,... Leur mission est triple : l'aide à la diffusion, le soutien à la création et à la formation.

Elles apportent les conseils et les informations nécessaires aux créateurs pour faciliter leurs conditions de travail et leur insertion sociale et économique, instruisent les demandes de subventions, suivent l'activité des centres d'art et du Fonds régional d'art contemporain (FRAC) ainsi que la promotion de ces structures.

Elles initient et soutiennent des projets en région, favorisent la coopération entre ces différents acteurs afin de créer un réseau vivant d'institutions et d'événements destinés à promouvoir la création contemporaine.

Elles assurent le suivi des dossiers relatifs à l'enseignement des arts et à la formation dans ce domaine, ainsi que les opérations de commande publique et du 1% et les programmes d'investissement pour la création d'ateliers d'artistes.

Le cinéma et l'audiovisuel

Correspondantes en région du Centre National de la Cinématographie (CNC), les directions régionales des affaires culturelles assurent, en liaison avec les délégués régionaux, un rôle de relais du ministère en établissant des relations étroites avec les structures professionnelles, les associations et les collectivités territoriales. Elles exercent une fonction d'information et de conseil, d'analyse et d'impulsion.

Par le biais des crédits déconcentrés mis à leur disposition, elles apportent un soutien à certains festivals et à des actions cinématographiques et audiovisuelles d'envergure régionale, voire nationale.
En coopération avec les services de l'Education Nationale, elles soutiennent le partenariat culturel en milieu scolaire et les enseignements artistiques, assurant le suivi et l'évaluation régionale des différentes actions d'initiation et de formation ("Collège au cinéma", "Lycéens au cinéma", ...). Elles se préoccupent en outre des enseignements supérieurs et des formations professionnelles.
Leurs relations étroites avec les collectivités territoriales et les acteurs culturels régionaux leur permettent de donner information et avis aux délégués régionaux et aux services centraux du CNC, en matière d'animation des salles de cinéma, de soutien à l'art et essai, d'action culturelle des associations, ou encore d'implantation d'un cinéma dans une commune, etc.

Elles sont en permanence associées à la mise en oeuvre locale et régionale des programmes nationaux, tels que les conventions de développement cinématographique conclues entre le CNC et les collectivités (promotion et diffusion du cinéma, soutien au film de qualité, sensibilisation et formation du jeune public, etc.).

Le livre et la lecture

Dans le domaine du livre et de la lecture et du centre national du livre, les directions régionales des affaires culturelles favorisent le développement des structures publiques et privées de diffusion du livre, de l'écrit et de la documentation sur divers supports, et attribuent des subventions aux collectivités locales, établissements publics et associations. Elles s'intéressent à l'ensemble de la filière du livre, de l'écrivain au lecteur. Leur champ d'intervention se répartit en plusieurs missions prioritaires :

  • soutenir les opérations de promotion du livre (salons, foires, expositions,